Les espaces verts dans les zones urbaines améliorent le moral des citadins

Les espaces verts dans les zones urbaines améliorent le moral des citadins.
Les espaces verts dans les zones urbaines améliorent le moral des citadins. - © vvvita - Getty Images/iStockphoto

Une nouvelle étude allemande basée sur des méthodes d'épidémiologie, de neuro-imagerie et de géo-informatique montre que les espaces verts situés dans les villes contribuent à préserver la santé mentale de ses habitants.

 

Les personnes qui vivent dans des zones urbaines à proximité d'espaces verts seraient davantage capables de gérer leurs émotions négatives, avance une nouvelle étude parue dans Nature Neuroscience. Réalisée en collaboration par plusieurs instituts de santé allemands, l'étude a suivi 33 citadins de 18 à 28 ans pendant une semaine.

Neuf fois par jour (sans modifier leur routine quotidienne), les participants ont répondu à des questions relatives visant à évaluer leur humeur, à partir d'un smartphone spécialement équipé pour l'expérience. Les scientifiques ont ensuite comparé les réponses des volontaires en se basant sur les données géolocalisées, ce qui leur a permis de savoir si les personnes ayant rempli le questionnaire se rendaient régulièrement (ou non) à proximité d'espaces verts.

 

La deuxième phase de l'étude a recruté 52 autres jeunes adultes, qui ont dû eux aussi renseigner leur humeur et donner des informations sur leur état émotionnel au quotidien. Au terme de l'expérience, ces derniers ont été soumis à des examens par IRM, afin d'évaluer l'activité du cortex préfrontal dorsolatéral, une région du cerveau associée à la gestion des émotions dites "négatives".

Globalement, les résultats montrent que les personnes ayant une capacité cérébrale réduite d'auto-régulation des sentiments négatifs tirent le plus grand profit des espaces verts.

"Des espaces verts répartis uniformément dans la ville pourraient développer un grand potentiel de prévention des maladies psychiques. (...) Selon les Nations unies, plus de personnes vivent actuellement dans les villes que dans les zones rurales. On estime qu'en 2050, environ deux tiers de la population mondiale vivront dans les villes", relèvent les auteurs de l'étude.