Les applications de rencontre déçoivent mais rendent quand même accros

34% des Français qui se rendent régulièrement sur des sites et applications de rencontre estiment avoir déjà essuyé des interactions agressives (messages insistants, insultes, menaces).
34% des Français qui se rendent régulièrement sur des sites et applications de rencontre estiment avoir déjà essuyé des interactions agressives (messages insistants, insultes, menaces). - © mediaphotos/Istock.com

Selon une étude Yougov commandée par l’application de rencontre Once, 67% des Français se rendent régulièrement sur des services numériques de rencontre. Mais leur expérience est loin d’être un long fleuve tranquille.

Une liste d’inconvénients assez longue

Attitudes décevantes de la part des autres utilisateurs, échanges agressifs, inefficacité, perte de temps… Pour les Français habitués à utiliser des applications de rencontre, la liste d’inconvénients de ce type d’interactions est longue, dévoile une étude YouGov réalisée pour l’application Once.

A titre d’exemple, 34% des Français qui se rendent régulièrement sur des sites et applications de rencontre estiment avoir déjà essuyé des interactions agressives (messages insistants, insultes, menaces, etc), dont 49% de femmes et 21% des hommes (soit près de 2,5 fois moins).

Les sondés déclarent également avoir été confrontés à des expériences encore plus désagréables, telles que l’envoi de contenus à caractère sexuel explicite, sans sollicitation de leur part. Là encore, les femmes sont largement plus concernées : 50% contre 22% chez les hommes.

 

On se cache derrière l’écran

"Ce n’est pas un effet nouveau, derrière un écran, les comportements sont désinhibés, on éprouve moins d’empathie, on peut être anonyme. Et l’effet "hypermarché" de la plupart des applis de rencontre renforce encore ce sentiment d’impunité. La conséquence assez naturelle, c’est que les échanges sont souvent très bruts sur les applis, voire violents", remarque Clémentine Lalande, directrice générale de l’application Once.

Malgré ces déconvenues, les gens n’en restent pas moins très accros aux applications de rencontre : 67% reconnaissent les utiliser régulièrement, parfois jusqu’à 4h par semaine. Et la sélection est rude lorsqu’il s’agit de débusquer un profil "attirant" : 60% des personnes inscrites y consacrent 30 secondes chrono. Un phénomène qui se vérifie surtout chez les hommes âgés de 18 à 35 ans (15%).

Pourtant, 47% des personnes interrogées gardent l’espoir de rencontrer l’amour sur ces applications, ce qui explique probablement pourquoi on continue de les utiliser, en dépit des mauvaises expériences décrites plus haut.