Les anxieux plus susceptibles d'être mordus par un chien

Les résultats montrent que plus un individu est stable émotionnellement et le moins névrosé, moins il a de risque d'être mordu par un chien.
Les résultats montrent que plus un individu est stable émotionnellement et le moins névrosé, moins il a de risque d'être mordu par un chien. - © MEGiordano_Photography - Getty Images/iStockphoto

Les personnes anxieuses ont plus de risque d'être mordues par un chien, suggère une étude britannique publiée dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

Des chercheurs britanniques de l'University de Liverpool ont pu établir un lien entre le type de personnalité et le risque d'être mordu par un chien.

Pour les besoins de cette étude, ils ont interrogé 694 personnes dans 385 ménages dans une ville semi-rurale du nord de l'Angleterre (Cheshire West). Ils ont évalué le nombre de personnes qui avaient été mordues par un chien, le nombre de blessures qui avaient nécessité un traitement et si les victimes connaissaient le chien qui les avait mordues. On a également demandé aux participants s'ils possédaient eux-mêmes un chien.

Afin d'analyser le type de personnalité le plus susceptible d'être attaqué, l'étude a utilisé  le test "Ten Item Inventory (TIPI) qui mesure les aspects de la personnalité, y compris la stabilité émotionnelle et la névrose.

25% des interrogés ont déclaré avoir été mordu auparavant, les hommes étant presque deux fois plus susceptibles d'avoir été mordus que des femmes, selon l'étude. Plus de la moitié (un peu moins de 55%) des participants ont déclaré avoir été mordus par un chien qu'ils ne connaissaient pas. Par ailleurs, les personnes qui possédaient plusieurs chiens étaient plus de trois fois plus susceptibles d'avoir été mordues que celles qui n'en possédaient pas.

Les résultats montrent que plus un individu est stable émotionnellement et le moins névrosé, moins il a de risque d'être mordu par un chien.

Les chiffres livrés par les hôpitaux montrent que le taux de morsures de chiens est de 740 pour 100.000 habitants tandis que les réponses à l'enquête indiquent un taux de 1873 par 100.000 habitants, soit près de trois fois le chiffre officiel.

Pour consulter l'étude : http://jech.bmj.com/content/early/2018/01/08/jech-2017-209330