Les amitiés peuvent aider les enfants qui reçoivent une éducation stricte

Les amitiés peuvent aider les enfants qui reçoivent une éducation stricte.
Les amitiés peuvent aider les enfants qui reçoivent une éducation stricte. - © Rawpixel - Getty Images/iStockphoto

Les enfants élevés par des parents sévères, menaçants et extrêmement critiques peuvent développer des comportements violents et provocateurs. Mais en nouant de véritables amitiés à l'école et en entretenant des relations saines avec leurs professeurs, cette attitude peut diminuer, selon une étude américaine.

Cette étude de 2018 prouve que lorsque les enfants sont élevés dans un environnement familial très sévère, ils sont plus susceptibles d'adopter des comportements violents autour d'eux et de renier toute forme d'autorité.

Cette étude a également révélé que la sociabilisation à l'école, notamment dès l'école maternelle, pouvait réduire ces comportements violents et provocateurs.

Pour cela, les chercheurs ont analysé un échantillon de 338 enfants de maternelle scolarisés dans six écoles publiques de San Francisco. 10% d'entre eux présentaient un trouble provocateur oppositionnel. Parmi ces derniers, 71% avaient été élevés par des parents aux pratiques sévères (physiquement et/ou psychologiquement).

Le trouble provocateur oppositionnel se caractérise par des sautes d'humeur, une irritabilité, des comportements argumentatifs et provocants et de violents accès de colère. Ce trouble accroît les comportements antisociaux, les comportements d'anxiété, la dépression, la toxicomanie et les risques d'infraction pénale à l'âge adulte.

Des relations apaisées "court-circuitent" la sévérité parentale

En s'appuyant sur les résultats d'entretiens avec les professeurs et les camarades de classe, les chercheurs ont découvert que les enfants qui présentaient un trouble provocateur oppositionnel et qui étaient élevés dans un foyer dominé par la colère, les menaces et de constantes critiques, présentaient 64% moins de traits indésirables lorsqu'ils étaient appréciés par leurs camarades.

Pour les chercheurs, cette acceptation et cet amour porté par leurs camarades sont une sorte de protection face aux violences subies dans le domaine familial.

Les relations saines peuvent permettre aux enfants souffrant d'un trouble provocateur oppositionnel de réapprendre les bases des comportements sociaux logiques à adopter pour s'adapter à la vie en communauté. Des bases initialement biaisées par la sévérité subie lors d'interactions avec leurs parents.

Pour regagner confiance et sécurité

Les chercheurs ont également constaté que lorsque les professeurs et les élèves souffrant d'un trouble provocateur oppositionnel avaient une relation saine et complice, les comportements indésirables s'atténuaient de 29%.

Des relations complices et positives peuvent permettre aux enfants souffrant de ce trouble de regagner confiance en eux, créant ainsi un sentiment de sécurité, améliorant la maîtrise de soi et l'émotivité positive.