Les adolescents plus exposés à des contenus violents et choquants sur Internet que ne le pensent leurs parents

Au total, 56% des jeunes interrogés au cours de l'étude avouent avoir déjà été victimes de cyberviolence. Cela peut être une insulte (18%) mais aussi la réception d'images intimes non désirée (17%) ou encore le fait d'être l'objet de rumeurs (13%) ou même de menaces (13%). Enfin, ils sont 5% à indiquer que des "images intimes" d'eux ont déjà été mises en ligne sans leur accord. A noter quand même qu'un quart de ces jeunes (24%) reconnaissent avoir déjà participé eux-mêmes à ce type de violence en ligne.

1 jeune sur 2 a déjà été confronté à la cyberviolence

D'une manière générale, les enfants et adolescents sont plus exposés aux contenus choquants que les Français dans leur ensemble. Ainsi, 47% des 11-20 ans déclarent avoir déjà accédé à des contenus violents contre 30% pour l'ensemble des Français. De la même manière, 31% des jeunes déclarent avoir déjà été exposés à des contenus racistes, antisémites ou homophobes, contre 19% de l'ensemble de la population.

Dans l'ensemble, les parents sous-estiment légèrement l'accès de leurs enfants à ces contenus choquants. Ils sont 40% à penser que leurs enfants ont déjà été exposés à des images violentes alors que 47% des jeunes déclarent l'avoir été au moins une fois. Il en va de même pour les contenus pornographiques (28% contre 36%) ou les contenus choquants, racistes ou homophobes (21% contre 31%).

Les parents sont toutefois 31% à limiter les plages horaires d'accès à Internet de leurs enfants, 28% contrôlant même leur historique de navigation et 24% ayant mis en place un contrôle parental.

De leur côté, les adolescents sont pleinement conscients des risques qu'ils prennent tout en surfant sur internet. Ils sont ainsi 94% à accorder de l'importance à la protection de leur vie privée et 74% se sont par ailleurs déjà rendu compte qu'ils avaient consulté des fake news.