Le dimanche soir, un quart des Belges est angoissé à l'idée de reprendre le travail le lendemain

Le dimanche soir, un quart des Belges est angoissé à l'idée de reprendre le travail le lendemain
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Le dimanche soir, un quart des Belges est angoissé à l'idée de reprendre le travail le lendemain - © martin-dm - Getty Images

Malgré leur insatisfaction, 73% des travailleurs malheureux ne se mettent pas pour autant en quête d’un nouvel emploi.

Plus de la moitié des Belges se sentent régulièrement mal dans leur travail.

Un Belge sur 10 affirme ressentir ce mal-être de manière quotidienne et plus d’un quart est angoissé dès le dimanche soir à l’idée de reprendre le travail le jour suivant. Ces chiffres sont d’autant plus alarmants que 73% des travailleurs insatisfaits ne font aucune démarche pour trouver un nouvel emploi.

Ces résultats ressortent d’une étude menée par le prestataire de services RH Agilitas, anciennement t-interim.

Il semblerait que les jeunes Belges de moins de 34 ans se sentent le plus mal dans leur travail. 58,5% d’entre eux se sentent chaque mois mal dans leur peau. La première explication de ce mal-être est le fait de ne pas se sentir valorisé. Le déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée joue aussi un rôle important dans cette souffrance liée au travail.

Une majorité des jeunes Belges de moins de 34 ans se sentent mal au travail

Alors que 58,5% des jeunes Belges affirment se sentir mal dans leur travail au moins une fois par mois, ce problème concerne 49,7 % des personnes de 35 à 49 ans, et 46 % des plus de 50 ans. Les jeunes travailleurs belges se sentent clairement moins bien au travail que leurs collègues plus âgés.

Leen Martens, porte-parole d’Agilitas, commente : "Il existe de toute évidence une inadéquation entre les attentes des jeunes Belges et celles de nombreux employeurs. Celle-ci ne porte pas seulement sur les tâches accomplies quotidiennement, mais touche également à la personnalité et à la culture d’entreprise. Tous ces éléments doivent être en parfaite adéquation."

La moitié des Belges se résigne à un ressenti négatif

Pourtant, la grande majorité des Belges qui se sentent mal dans leur travail ne sont pas à la recherche d’un nouveau job. Plus de la moitié (53,3%) accepte l’idée que le travail s’accompagne souvent d’un sentiment de mal-être. 73,1% n’effectuent aucune démarche pour trouver un autre emploi.

"Ceci est très préoccupant", juge Leen Martens, porte-parole d’Agilitas, "Ces résultats démontrent que nombreux sont ceux qui ne suivent pas leur instinct dans le domaine professionnel. Toutefois le fait de se sentir bien dans son travail a un impact direct sur notre sentiment de bonheur général."

14,3% des employés belges ne se sentent pas valorisés

La raison principale de cette impression négative liée au travail est le fait de ne pas se sentir estimé. Viennent ensuite les délais serrés, les clients exigeants et le stress des bouchons. Pour de nombreux Belges, le déséquilibre entre la vie professionnelle et la vie privée est également à l’origine de ce sentiment négatif.

 

Top 5 des causes du mal-être au travail :

  1. Manque de reconnaissance : 14,3%
  2. Délais serrés : 13%
  3. Clients exigeants : 12,3%
  4. Trajets domicile-travail stressants (bouchons, transport en commun): 11,8%
  5. Manque d’équilibre vie professionnelle / vie privée : 11,6%