Le Belge n'aime pas parler politique, mais les convictions politiques de son partenaire sont importantes

Le Belge n’aime pas parler de politique, mais les convictions politiques de son partenaire sont importantes
Le Belge n’aime pas parler de politique, mais les convictions politiques de son partenaire sont importantes - © jacoblund - Getty Images/iStockphoto

Les élections approchent à grands pas. Et chaque jour apporte son lot de scandales ou de débats. Mais que pense le Belge lambda de la politique ? L’appli sociale belge Twoo s’est demandée comment les Belges vivaient la période électorale et s’est plongée dans sa base de données. Que ressort-il d’un sondage réalisé auprès de 8.950 compatriotes ?

Les hommes manifestent plus d’intérêts pour la politique que les femmes, mais 1 femme belge sur 3 ne veut pas d’un partenaire qui a une autre conviction politique qu’elle. "Bien que l’on n’en parle pas très souvent, le Belge attache néanmoins de l’importance à la conviction politique des autres" dit Lien Louwagie, porte-parole de Twoo.

À peine 14% des Belges trouvent la politique intéressante

Intéressante, la politique ? À peine 14% des Belges pensent que oui. Le reste de nos concitoyen(ne)s ne s’y intéresse pas (40%) ou seulement dans certains cas (46%). D’une manière générale, il semble que les femmes (44%) indiquent plus souvent que les hommes (36%) que la politique ne les intéresse pas. La tendance se retrouve partout.

Alors que 71% des hommes belges trouvent qu’il est important de rester régulièrement au courant de la politique nationale, seules 62% des femmes sont de cet avis. Fait étonnant, l’intérêt pour la politique grandit à mesure que l’âge augmente. Si à peine 10,2% des 18-24 ans trouvent la politique intéressante, ce chiffre s’élève à 23,4% chez les plus de soixante ans.

8% des Belges ne se sentent pas assez intelligents pour participer à des conversations intellectuelles

D’une manière générale, le Belge ne trouve pas la politique très intéressante et  elle n’est donc pas son sujet de conversation favori. À peine 29,3% des Belges apprécient les discussions sur des sujets politiques. Ici aussi, les hommes belges (34,3%) se montrent un peu plus enthousiastes que les femmes (24,2%). La principale raison de cette aversion ? 23,6% des Belges trouvent ces conversations ennuyeuses, voire agaçantes. 8% des Belges ne se trouvent pas assez intelligents pour de telles conversations intellectuelles.

1 femme belge sur 3 ne veut pas d’un partenaire ayant une autre conviction politique qu’elle

Quel rôle la politique joue-t-elle au sein d’un couple ? Nous préférons aborder d’autres sujets que la politique avec notre partenaire. 53,3% des personnes interrogées trouvent en effet ces conversations trop ennuyeuses ou trop personnelles. " Bien que l’on n’en parle pas souvent, le Belge attache néanmoins de l’importance à la conviction politique des autres, affirme Lien Louwagie, porte-parole de Twoo. 27% des Belges ne pourraient pas vivre avec quelqu’un ayant une autre conviction politique. " Sur ce plan, les femmes semblent un rien plus sévères. 1 femme sur 3 (33,4%) pense que cela n’est pas possible, alors que chez les hommes, ce pourcentage ne s’élève qu’à 20,9%.