La nature peut-elle diminuer le risque de développer des troubles psychiatriques?

Une étude danoise révèle que les enfants qui grandissent à proximité de la nature ont moins de risques de développer des troubles mentaux lorsqu'ils seront adultes.

 

Grandir en osmose avec la nature, une solution pour assurer à nos enfants une meilleure santé mentale? C'est ce que révèle une étude de l'Université Aarhus au Danemark, publiée dans la revue américaine PNAS. Selon ses auteurs, les enfants qui grandissent à proximité de la nature sont plus disposés à développer une meilleure santé mentale lorsqu'ils arrivent à l'âge adulte.

Pour ce faire, les chercheurs ont observé presque 1 million d'individus entre 0 et 10 ans en comparant leur exposition à la nature et le développement, chez certains, de troubles psychiatriques. Résultat: les enfants qui grandissent en milieu urbain auraient 55% plus de risques de développer de tels troubles.

 

La ville, un facteur de stress important

Si une corrélation a été trouvée entre ces deux facteurs, aucun lien de causalité n'a été formellement prouvé. Toutefois, ce n'est pas la première fois qu'une étude fait le lien entre santé et nature. En 2015, l'Université de Stanford affirmait que le contact avec la nature influencerait positivement notre cerveau.
Vivre en ville permet généralement un meilleur accès aux soins et à l'éducation mais c'est également un facteur de stress important. Intégrer aux villes des espaces naturels pourrait donc être bénéfique pour la santé mentale, en plus de permettre la préservation de la biodiversité.
Dans le monde, plus de 50% de la population vit en ville. Un chiffre qui continue d'augmenter.