L'oniomanie, le vrai nom du trouble de l'achat compulsif

L'oniomanie, le vrai nom du trouble de l'achat compulsif
L'oniomanie, le vrai nom du trouble de l'achat compulsif - © Kikovic - Getty Images/iStockphoto

Les mauvaises langues diront que la plupart des femmes en souffrent... mais l'oniomanie, cette manie compulsive des achats peut devenir un réel trouble, si pas une maladie. À la veille des soldes d'été, prenons le temps de nous y intéresser.

L’achat impulsif est un achat non intentionnel, non réfléchi, non planifié, et immédiat... Un type d'achat lié à de l'émotionnel, perçu comme plus excitant, plus extraordinaire et souvent lié à une notion de récompense..."on se fait plaisir".

Un neuroscientifique français, chercheur à l'Inserm (Institut de la santé et de la recherche médicale), vient d'ailleurs de démontrer que ces achats impulsifs étaient notamment liés à une fatigue du cerveau... Plus le cerveau des sujets étudiés avait travaillé à des tâches compliquées, plus il était poussé à faire de choix immédiats, impulsifs alors que les cerveaux moins fatigués opèrent des choix plus rationnels

On risque donc moins d'achats impulsifs le matin que le soir après une journée de travail, il vaudrait donc mieux faire du shopping le matin...

Bien sûr, les achats compulsifs ne s'expliquent pas uniquement par la neurologie. Dans les magasins, tout est fait pour attirer le regard de l'acheteur potentiel mais pas seulement son regard. On peut notamment citer le marketing olfactif mais aussi la musique et l'ambiance générale, lumière ou mise en scène.

Autre exemple, certains centres commerciaux ont supprimé les portes des magasins, tous les espaces sont ouverts donc on supprime les barrières, c’est une invitation à entrer et à acheter...

Enfin, les promotions "2 plus 1 gratuit" ou autres opérations limitées dans le temps, vont inciter le client à "faire une réserve", même s'il n'en a pas vraiment besoin.

Pour lutter contre les achats compulsifs, il existe plusieurs méthodes. La plus radicale, laisser la carte de crédit à la maison et éventuellement prendre la somme d'argent précise nécessaire à acheter ce dont on a réellement besoin... Faire appel à un ami ou une amie, pour lui demander son avis sur ce que vous pensez acheter, c’est un regard extérieur qui peut aider… Se faire une liste précise de courses et s'y tenir scrupuleusement...

Article original paru sur On n'est pas des Pigeons!

Pour aller plus loin, le livre "Voyage au cœur de l’impulsion d’achat" vient de paraître aux éditions L’Harmattan.