L'influence du travail sur le bonheur est trois fois plus importante chez les indépendants que chez les fonctionnaires

L'influence du travail sur le bonheur est trois fois plus importante chez les indépendants que chez les fonctionnaires
L'influence du travail sur le bonheur est trois fois plus importante chez les indépendants que chez les fonctionnaires - © pixelfit - Getty Images

Les demandeurs d’emploi et les malades de longue durée sont les plus malheureux. Chez les indépendants, la satisfaction au travail détermine 32 % du niveau de satisfaction de vie en général, tandis que chez les fonctionnaires, elle n’en détermine que 9 %.

Notre travail représente, en moyenne, près d’un cinquième (18 %) de notre bonheur.
C’est ce qui ressort de nouveaux chiffres issus de l’Enquête nationale du Bonheur menée par l’UGent, avec le soutien de l’assureur-vie NN.

Le travail a un lien étroit avec notre bonheur, c’est ce qui ressort aussi du constat selon lequel les demandeurs d’emploi et les malades de longue durée sont manifestement beaucoup moins heureux que les employés et les indépendants. Ce groupe évalue sa satisfaction de vie générale à, en moyenne, seulement 4.9 sur 10.

Des résultats précédents avaient révélé que les Belges à faibles revenus sont en moyenne moins satisfaits de leur vie, que les seniors belges sont aujourd’hui en moyenne plus heureux que la Génération Y, et que plus de la moitié des jeunes belges de moins de 34 ans se sentent souvent seuls, ce qui a un impact négatif sur leur bonheur.

Pour les indépendants, la satisfaction au travail détermine 32 % du bonheur total

Si un indépendant ne rencontre aucune difficulté dans son travail, la satisfaction qu’il en retire aura un impact positif plus important sur son bonheur que chez les employés, les ouvriers et les fonctionnaires. Mais l’inverse est également vrai. Si les choses se passent mal professionnellement, l’impact négatif sur le bonheur des indépendants pèsera plus lourd.

Chez les indépendants, le travail détermine 32 % de la satisfaction de vie générale. Cette part est de 19,8 % chez les employés, 13,9 % chez les ouvriers et 9,4 % chez les fonctionnaires.

Le professeur Lieven Annemans explique : "Quand on sait qu’environ 30 % à 50 % de notre bonheur s’expliquent par des facteurs génétiques et qu’il reste environ 60 % pour tous les autres facteurs, nous pouvons affirmer qu’une part de 32 % dans notre bonheur, c’est relativement élevé. La bonne nouvelle, c’est que notre bonheur est déterminé par différents facteurs. On peut donc trouver un équilibre en tenant compte des autres facteurs qui l’influencent, comme par exemple les relations sociales et la santé."

Les demandeurs d’emploi et les malades de longue durée attribuent à leur vie un score de 4,9 sur 10

Alors que les Belges actifs donnent en moyenne un score de 6,6 sur 10 à leur satisfaction de vie, les personnes à la recherche d’un emploi et les malades de longue durée lui accordent un score de 4.9 sur 10.

Fons Leroy, directeur général du VDAB : "Il est prouvé que quelqu’un qui travaille gagne en confiance en soi, se sent utile et mieux dans sa peau. En raison de la pénurie sur le marché du travail, nous ne pouvons pas nous permettre de passer à côté des talents d’aujourd’hui."

À propos de l’Enquête nationale du Bonheur

L’enquête nationale du bonheur menée par l’Université de Gand (UGent) doit permettre aux Belges d’identifier ce qui les rend heureux, mais doit surtout leur donner des astuces pour œuvrer à une vie agréable et heureuse. Entre mars 2018 et mars 2019, le professeur dr. Lieven Annemans, titulaire de la chaire NN à l’UGent, présente régulièrement des résultats issus de cette enquête. Au total, 3770 personnes ont participé à l’étude.