Harcèlement de rue : le confinement et le couvre-feu n'ont rien changé

Harcèlement de rue : le confinement et le couvre-feu n'ont rien changé
Harcèlement de rue : le confinement et le couvre-feu n'ont rien changé - © Lena Ivanova / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Si la pandémie de Covid-19 nous a amenés à moins nous déplacer, elle n'a (malheureusement) pas mis un coup d'arrêt au harcèlement de rue. Un sondage révèle que près d'une femme sur cinq a été victime de harcèlement sexuel dans un espace public et ce, malgré le contexte sanitaire.

La Semaine internationale de lutte contre le harcèlement de rue, qui s'achèvera le 17 avril, vise chaque année à sensibiliser le public à ce fléau mais également à le combattre via des outils, des formations destinés à réagir, voire intervenir, lorsque l'on est témoin ou victime d'une situation de harcèlement dans l'espace public.

A Bruxelles il existe des patrouilles de police contre le sexisme et le harcèlement de rue, par exemple. Des clés essentielles pour en finir avec ces situations toujours présentes malgré l'épidémie de Covid-19, qui a pourtant entraîné une baisse des déplacements par l'intermédiaire des confinements et du couvre-feu.


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1 jeune femme sur 3 victime de harcèlement dans l'espace public

Près d'une femme sur cinq affirme avoir été victime de harcèlement sexuel en rue malgré ce contexte particulier, révèle un sondage mené par L'Oréal Paris avec Ipsos du 25 janvier au 9 février 2021, auprès de plus de 14.000 participants dans 14 pays.

Si toutes les classes d'âge sont concernées, les femmes de moins de 35 ans semblent particulièrement touchées par cette forme de harcèlement : une femme sur trois.

La crise sanitaire a amplifié le sentiment d'insécurité

On s'aperçoit même que les restrictions sanitaires liées à la pandémie ont accru le malaise ressenti par les femmes dans la rue. Plus de quatre femmes sur dix (41%) confient aujourd'hui se sentir moins en sécurité.

47% d'entre elles expliquent même que le masque, qui permet de dissimuler le visage, contribue à accroître cette appréhension.

Le fait qu'il y ait moins de monde dans la rue et dans les transports apparaît également comme un facteur d'insécurité pour plus de la moitié des femmes âgées de moins de 35 ans.


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Résultat, près des trois quarts des sondées (71%) affirment désormais éviter certains lieux et plus de six femmes interrogées sur dix (61%) ne s'habillent pas comme elles le voudraient.

Réagir au harcèlement, c'est l'affaire de tous !

L'Oréal Paris a lancé en 2020, en partenariat avec Hollaback! et la Fondation des Femmes, le programme Stand Up contre le harcèlement de rue.

Il s'agit de sensibiliser le public mais surtout de lui donner les clés pour reconnaître une situation de harcèlement de rue, intervenir et y faire face, notamment via la méthode dite des "5D", à savoir "Distraire, Déléguer, Documenter, Diriger, Dialoguer", 5 gestes à appliquer pour aider une victime.