Existe-t-il (toujours) une zone de confort ?

Existe-t-il (toujours) une zone de confort ?
Existe-t-il (toujours) une zone de confort ? - © Axel Bueckert - Getty Images/iStockphoto

La zone de confort est définie comme un endroit sans anxiété. Souvent associée au monde du travail, on la retrouve aussi dans la vie privée. Avec l'apparition du Covid-19, les habitudes sont chamboulées et de nouveaux réflexes sont à prendre. Mais ce changement peut être difficile pour une frange de la population.

"Un an après, un ras-le-bol général s'est instauré", constate Timothée Faure, coach professionnel certifié. Depuis l'apparition du Covid-19, les restrictions, le port du masque, les déplacements limités, le télétravail sont autant de facteurs qui chamboulent le quotidien de façon drastique.

Exit "l'ensemble des habitudes, des croyances intégrées, des savoir-faire maîtrisés qui procurent à quelqu'un un sentiment de sécurité" et qui définissent la zone de confort. Désormais, le maître-mot est l'adaptabilité.

La crise sanitaire a fracassé nos repères habituels

L'apparition du télétravail aurait pu être la définition même de la zone de confort, du moins au sens géographique du terme. Pourtant, "passer 7 heures assis devant son bureau et devoir se sur-adapter aux nouvelles techniques de communication peut engendrer du stress, de l'angoisse mais aussi une fatigue qui s'installe et ne disparaît pas", précise le coach de vie.

Ce sentiment peut s'aggraver par le contexte lié à la pandémie.

Le risque est alors de somatiser ses angoisses, c'est-à-dire développer des douleurs physiques et laisser le mal-être s'installer.  

Pourtant, ce n'est pas la première fois, ces dernières années, que l'on se sent menacé. "Après les attentats, on s'était rassemblé, on avait créé, on avait du lien, de l'émotion. Avec la crise du Covid-19, on a manqué de résilience", constate le professionnel.

L'"instinct de pulsion" permet l'adaptation au changement

"Face au changement nous ne sommes pas tous égaux", affirme le spécialiste, qui différencie deux catégories.

"Une première englobe ceux qui sont optimistes, des personnes qui s'accommodent à toutes les situations." Que ce soit dans le cadre du travail ou personnel, ils vont voir le bon côté des choses et vont se projeter. Pour eux, le changement n'est pas un problème.

Pour la seconde catégorie, le changement sera plus difficilement acceptable. "Ils vont avoir du mal à aller de l'avant, ils peuvent s'enfermer dans le communautarisme."

Mais le coach ne se veut pas alarmant. "La zone de confort existe toujours mais résumer la vie à cette donnée serait biaisé et même plutôt triste, cela voudrait dire que l'on met le confort avant la liberté".

Pour sortir de ce "ras- le-bol-généralisé", le coach préconise de prendre le temps de réaliser des actions qui apportent du plaisir. Ce que le professionnel appelle "l'instinct de pulsion", un état physique qui amène un épanouissement, apporte de l'amour et qui peut être trouvé au quotidien.