Elle déconstruit les préjugés racistes auprès des plus jeunes

Pour elle, le combat contre les idées reçues est un combat quotidien.

 

"On ne se rend pas compte que ces blagues-là, si elles passent une ligne, ça peut mener à la haine." Ces blagues-là, ce sont les blagues antisémites, racistes ou homophobes et bourrées de préjugés, selon Noémie Madar, Secrétaire nationale de l’Union des Étudiants Juifs de France. Avec cette association, elle essaie de combattre les trop nombreuses idées reçues qui touchent toutes les communautés minoritaires. Pour ce faire, la jeune femme de 24 ans se rend fréquemment auprès des plus jeunes pour tenter d’alerter sur les conséquences de ces clichés souvent véhiculés.

 

Prévenir les plus jeunes

"On va dans les écoles et on intervient pour déconstruire les préjugés racistes, antisémites ou xénophobes." explique-t-elle. Selon Noémie Madar, "dans les classes de jeunes de 14-15 ans, tous les Arabes sont des voleurs, tous les Noirs, ils courent vite et ils dansent bien". Des clichés qu’il est nécessaire de prévenir avant qu'ils ne deviennent une généralité. "Le problème, c’est que les Noirs, s’ils dansent bien et qu’ils sont souriants, ils n’ont pas l’intellect, ils ne sont pas capables d’aller postuler pour un bon job et tout ce qu’ils savent faire, c’est danser et sourire. Et c’est là que ça devient grave." Pour toucher ces jeunes, Noémie Madar a ses méthodes: "On fait des conférences, on fait venir des rescapés de la Shoah. Ils ne sont plus très nombreux mais on se rend compte à quel point ça touche… Nous, on croit que c’est ça qui peut fonctionner".