Donner naissance à un garçon pourrait augmenter le risque de baby blues

Donner naissance à un garçon pourrait augmenter le risque de baby blues.
Donner naissance à un garçon pourrait augmenter le risque de baby blues. - © NataliaDeriabina - Getty Images/iStockphoto

Une étude réalisée en 2018 a montré que les mères qui accouchaient de garçons enregistraient un risque accru de développer une dépression post-natale par rapport aux femmes qui donnaient naissance à des filles.

Cette étude, menée par des chercheurs de l'Université du Kent, s'est intéressée à 296 femmes ayant accouché pour voir s'il existait un lien entre le genre de leurs bébés et la survenue du baby blues.

Un lien avait précédemment été trouvé entre inflammation et développement de symptômes dépressifs et comme le développement des fœtus masculins et la survenue de complications à la naissance sont deux causes associées à l'augmentation de l'inflammation, les chercheurs ont tenté avec cette étude de voir s'il pouvait aussi y avoir un lien avec la survenue du baby blues.

Un bon suivi post-partum permet de limiter les risques

Leurs résultats ont montré que les femmes qui donnaient naissance à des garçons enregistraient un risque accru de 71 à 79% de souffrir d'une dépression par rapport à celles qui accouchaient de filles. 

De plus, les résultats ont montré que les femmes qui avaient souffert de complications lors de l'accouchement enregistraient un risque accru de 174% de souffrir de baby blues en comparaison avec les femmes qui avaient accouché sans complication.

L'étude a aussi montré que les femmes sensibles à l'anxiété et au stress enregistraient un risque moindre de développer cette maladie après une naissance difficile, ce qui laisse supposer que lorsque les troubles mentaux des femmes sont connus et pris en compte par la famille et le corps médical, il est possible de prévenir le baby blues.

"La dépression post-natale est évitable et il a été prouvé qu'aider les femmes à risques pouvait permettre de faire reculer le risque de développer cette maladie."

Donner naissance à un garçon et les complications à la naissance augmentent les risques chez ces femmes : ces deux faits donnent au corps médical deux pistes "pour identifier les femmes qui auraient le plus besoin d'un suivi au cours des premières semaines et mois de naissance", a précisé la co-auteure, Sarah Johns.