De plus en plus d'entreprises désignent un collaborateur attitré pour veiller au bonheur et au bien-être au travail

De plus en plus d'entreprises désignent un collaborateur attitré pour veiller au bonheur et au bien-être au travail
De plus en plus d'entreprises désignent un collaborateur attitré pour veiller au bonheur et au bien-être au travail - © undrey - Getty Images/iStockphoto

Une enquête menée par le bureau d’études indépendant Listen auprès de 127 professionnels des RH a révélé que pas moins de 83% de leurs employeurs ont d’ores et déjà mis en place des initiatives afin d’améliorer le bien-être des travailleurs.

Environ la moitié d’entre eux disposent même d’un collaborateur attitré au sein de l’équipe, qu’on appelle joliment "Chief Happiness Officer" (CHO). Dans le but de réunir cette population croissante de CHO, Elke Van Hoof a fondé OCHO (Organisation of Chief Happiness Officers), la première association européenne pour les professionnels qui se consacrent à l’élaboration d’une politique de bien-être stratégique.

 

Le nouveau job à la mode : Chief Happiness Officer

Comment veiller à la productivité de mes collaborateurs ? Comment réduire l’absentéisme de longue durée ? Comment satisfaire à la législation relative au bien-être ? Voilà autant de questions auxquelles les entreprises sont aujourd’hui confrontées. Afin de relever ces défis, et sous couvert de s’intéresser au bien-être de leurs collaborateurs, elles désignent de plus en plus souvent un Chief Happiness Officer, un collaborateur chargé de définir une politique de bien-être, de la mettre en œuvre et d’en assurer le suivi.

En tant que force motrice du Centre de Résilience, le centre d’expertise dédié au stress, au burn-out, au bore-out et à la résilience, Elke Van Hoof se concentre tant sur les entreprises que sur les collaborateurs. Selon elle, "les entreprises ont de plus en plus conscience qu’une politique de bien-être intégrée est indispensable pour préserver la motivation et la santé mentale de leurs collaborateurs. L’équipe RH, et en particulier le Chief Happiness Officer, a un rôle clé à jouer à cet égard. Avec OCHO, je souhaite mettre ces professionnels en contact afin de promouvoir davantage le bien-être au travail et ainsi créer une plus-value pour la société". Une initiative qui regroupe déjà 140 membres et qui permet une collaboration et un partage de connaissances dans ce domaine encore aux prémices de son existence.

 

Un bien-être pour les salariés ou une plus-value pour l'entreprise?

OCHO a mené une enquête auprès de 127 professionnels des RH afin de voir ce qu’il en était de la politique de bien-être au sein de leurs entreprises. Il en est ressorti que 83% d’entre elles mettent en place des initiatives axées sur le bien-être au travail. Pour 4 entreprises sur 10, il est question d’une politique de bien-être intégrée, une approche qui concorde totalement avec la mission et les valeurs de l’entreprise.

Les différentes activités en matière de bien-être ont pour but de garder l’absentéisme de longue durée sous contrôle (54%), stimuler l’implication (49%) et la flexibilité (45%), et instaurer des mesures préventives avec des actions portant notamment sur l’activité physique et la gestion du stress (45%) ainsi qu’un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle (40%). Environ la moitié des professionnels des RH ont un budget distinct pour les activités liées au bien-être et en mesurent l’impact.

Le bonheur du salarié ? Oui mais si ça rapporte à l’entreprise… Peut-on du coup parler d’un réel intérêt de l’entreprise pour le bien-être du travailleur ?

 

Les entreprises ne savent pas quoi faire

Malgré l’intérêt pour le sujet, 6 entreprises sur 10 indiquent qu’ils ne savent pas clairement en quoi consiste une politique de bien-être intégrée. Il y a donc encore pas mal de possibilités de progresser à ce niveau. Autre élément pouvant être amélioré : la connaissance de la législation en matière de bien-être, car seul un professionnel des RH sur 5 indique maîtriser parfaitement la législation et plus de la moitié affirme ne la connaître qu’en partie.

Elke Van Hoof : "Les entreprises belges reconnaissent de plus en plus l’importance du bien-être au travail, même s’il est clairement indispensable d’avoir une définition plus compréhensible de ce qu’est une politique de bien-être intégrée et de mieux expliquer comment adapter dans la pratique cette politique aux valeurs et à la culture de l’entreprise. Il n’y a pas de solution universelle en matière de bien-être. Et c’est précisément à cet égard qu’OCHO entend faire la différence, en développant les connaissances, en obtenant un soutien plus large, ce qui permettra, au final, d’améliorer le bien-être au travail".

La société se tourne de plus en plus vers le bien-être de ses travailleurs. Une table de ping-pong, une salle de sieste et le télétravail, des initiatives de plus en plus courantes mais cela rend-il réellement plus heureux ?