Cycle for Freedom : les jeunes Belges n'en peuvent plus des restrictions et veulent être entendus

Créé il y a deux semaines, le groupe "Cycle for Freedom" a rassemblé ce dimanche 28 février dans le Bois de la Cambre à Bruxelles, plus de 500 jeunes à vélo. Un rassemblement qui s’est effectué en mouvement, dans le respect de toutes les règles de distanciation et avec l'accord de la police. Le même jour, une autre action pour les jeunes en détresse avait lieu, le mouvement "Pensez étudiant" a lancé l'action "Tous sur nos écrans" pour dénoncer ce que vivent les étudiants au quotidien depuis le début de la pandémie de coronavirus.


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Les restrictions du gouvernement, l'absence de perspectives, l'impossibilité de mener une vie normale. De nombreux jeunes n'en peuvent plus et leur détresse psychologique est entendue et relayée par les psychologues. Un cri d'alarme également de plus en plus ressenti par les associations et maisons de jeunes dans tout le pays.

Cela fait maintenant un an que l'on est en contact avec ce virus !

Malgré cela, comme l'explique Marvin Weymeersch, un des fondateurs du mouvement, ils n'ont pas l'impression d'être entendus par les politiques qui ne changent pas les mesures : "Cela fait maintenant un an que l'on est en contact avec ce virus, sans être expert de la santé ou politicien, nous estimons qu'il est possible aujourd'hui d'adapter les mesures pour rendre une vie presque normale à la population". Ce que les jeunes aimeraient, ce sont des mesures adaptées, logiques et en lien logique avec les chiffres et la réalité du terrain.

Étudiants, sportifs, écoliers, travailleurs, musiciens, artistes, poètes, entrepreneurs, chômeurs, amis, amants, fêtards, engagés, désengagés,... les jeunes, aussi différents qu'ils soient, sont les forces vives de la société de demain. "Une force vive qui ne peut se construire qu’à travers des relations réelles, des interactions, des confrontations, des ententes et des mésententes, ..." Un véritable ras-le-bol, c'est de là qu'est né le mouvement dont le but, à terme, est de pouvoir entamer un vrai dialogue avec le cabinet du premier ministre afin de rendre possible :

  • d’étudier en présentiel -de se rencontrer -d’entreprendre
  • de créer
  • de sortir
  • de s’étreindre
  • de voyager
  • de travailler
  • de faire du sport
  • ...

Comme ils le disent : "Après un an de COVID et de mesures "généralistes" et non ciblées, avec une politique de vaccination qui protège les groupes à risque, avec des techniques de tests fiables et rapides qui se multiplient, avec des chiffres qui montrent que notre tranche d’âge est en mesure de rester actif au sein et au service de la société... nous souhaitons faire entendre notre voix et demandons des mesures qui prennent notre jeunesse en considération et qui nous rendent une liberté indispensable pour pouvoir se construire et construire l’avenir !"


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Les jeunes se posent de nombreuses questions auxquelles ils n'ont pas l'impression d'avoir de réponses : "Pourquoi continue-t-on à bousiller l'économie avec ces mesures? Pourquoi n'y a-t-il pas de vraie nouvelle politique des soins de santé? Pourquoi?"

L'aspect démocratique de toutes ces décisions commence à poser des questions dans les rangs des jeunes. Il y a déjà quelques semaines, plusieurs universitaires de Wallonie et Bruxelles publiaient une carte blanche dans Le Soir : "les mesures 'covid' sont maintenues depuis des mois pour des périodes déterminées mais répétées au point de devenir indéfinies". Les signataires de la carte blanche dénoncent un "système d'exception installé dans la durée, sans perspective de sortie annoncée", mais surtout, sans assise démocratique.

Comme le soutient Marvin Weymeersch : "On a notre mot à dire!"

Vendredi passé, le premier ministre qui avait pourtant dit "entendre le message", a fermé toutes portes d'un assouplissement pour encore une semaine, véritable douche froide qui pèse un peu plus sur le moral.