Croire que son surpoids est génétique peut faire prendre des kilos

Selon l’étude, les personnes deviennent, en vieillissant, moins enclines à lire les informations nutritionnelles et ont tendance à délaisser les fruits, les légumes et l'exercice pour des plats préparés.
Selon l’étude, les personnes deviennent, en vieillissant, moins enclines à lire les informations nutritionnelles et ont tendance à délaisser les fruits, les légumes et l'exercice pour des plats préparés. - © © iStock - EdithRum

Penser que le poids échappe à son contrôle peut justement contribuer à renforcer la prise de poids, à pousser à faire de mauvais choix diététiques et à détériorer la qualité de vie, selon une étude appelée "Born Fat", publiée dans la revue Health Education and Behavior par des chercheurs de l’Université Texas Tech.

"Si un individu pense que le poids échappe à l’influence de la nutrition et de l’exercice, cela peut l'inciter à adopter des comportements qui lui apporteront un certain plaisir à court terme, comme manger de la nourriture peu saine en évitant l’exercice, au lieu de lui donner envie d'adopter des comportements bienfaisants à long terme pour l’entretien de la ligne", écrivent les auteurs de l’étude, les Dr. Mike C. Parent et Jessica L. Alquist de l’Université Texas Tech.

À partir de données concernant 4.166 sujets masculins et 4.655 sujets féminins, les chercheurs ont observé que cette croyance selon laquelle le poids n'était pas une chose que l'on pouvait contrôler venait avec l'âge et l'adoption de mauvaises habitudes alimentaires.

Selon l’étude, les personnes deviennent, en vieillissant, moins enclines à lire les informations nutritionnelles et ont tendance à délaisser les fruits, les légumes et l'exercice pour des plats préparés.

Les auteurs expliquent que la relation entre les convictions liée au poids et le fait d'adopter des habitudes sportives et alimentaires (saines ou malsaines) variait en fonction de l'âge. Ils expliquent par ailleurs ne pas avoir observé de différence entre les genres dans ce domaine.

Alors que de nouvelles recherches sur l’influence sur le poids d’une bactérie présente dans l’intestin et du tissus adipeux brun sur le métabolisme, des solutions à l’obésité pourraient être découvertes prochainement, que le poids soit déterminé ou non par l’ADN.

En attendant, l’étude de Parent et Alquist corrobore une étude de 2014 conduite à l’université du Kent. Elle suggère que valoriser le bien-être était plus important pour la santé que la quête du poids idéal.

Faire les bons choix alimentaires, faire de l’exercice et prendre le temps de cuisiner permet d’éviter l’effet yoyo et diminue les chances de développer des troubles alimentaires, selon les chercheurs, dont l’étude a été publiée dans la revue Journal of Obesity.

"En luttant contre l'idée selon laquelle le poids est un paramètre que l’on ne peut pas changer, les spécialistes de la santé encourageront les comportements sains chez les patients", résument Parent et Alquist.