80% des étudiants en médecine manquent d'épanouissement personnel

80% des étudiants en médecine souffrent d'un manque d'épanouissement sur le plan personnel.
80% des étudiants en médecine souffrent d'un manque d'épanouissement sur le plan personnel. - © Maskot - Getty Images/Maskot

Des chercheurs américains ont évalué la prévalence de burn-out chez les étudiants en médecine ostéopathique. Les résultats suggèrent un niveau élevé de stress, associé à une altération du sommeil et à une addiction au smartphone.

Les ravages du burn-out

Une nouvelle recherche montre que les étudiants en médecine sont fortement exposés au burn-out.

Les 3 étapes du burn-out sont l'épuisement émotionnel, un faible sentiment d'accomplissement personnel et une dépersonnalisation, un symptôme psychologique dissociatif qui correspond à une perte de sentiment de soi-même. 

Pour évaluer l'état de santé mentale de ces jeunes en tenant compte de ces trois critères et examiner la relation entre l'épuisement, le stress perçu, la qualité du sommeil et l'utilisation des smartphones, les chercheurs ont interrogé 385 étudiants scolarisés en première, deuxième, troisième ou quatrième année d'études.

La faute au smartphone?

Les réponses des participants suggèrent que 80% ressentent un faible sentiment d'accomplissement personnel. Seulement 2,3% des participants ont signalé des niveaux élevés d'épuisement émotionnel tandis que 17% ont signalé des niveaux élevés de dépersonnalisation.

Ces 2 dimensions de l'épuisement sont associées à un stress perçu plus élevé, une qualité de sommeil moindre et des scores plus élevés de dépendance au smartphone, qui s'élève à 22% chez ces étudiants. 

"Je pense que les résultats justifient des recherches supplémentaires sur la façon dont la dépendance aux smartphones peut exacerber l'épuisement professionnel. De plus en plus, l'éducation médicale incorpore des appareils connectés, nous voulons donc être conscients de la façon dont nous conditionnons les étudiants", prévient Elizabeth Beverly, autrice principale de l'étude, parue dans The Journal of the American Osteopathic Association.