Une dose de fibres pour doper le métabolisme ?

Les fibres dans les glucides permettraient une prise de poids moins rapide.
Les fibres dans les glucides permettraient une prise de poids moins rapide. - © iStock - Rosette Jordaan

Des rats ayant consommé des fibres fermentescibles ont évité la prise de poids liée aux régimes riches en graisses et en sucre, comme l’ont observé les chercheurs de à l'Université de Calgary. Ces fibres pourraient donc permettre de maintenir un poids convenable malgré la consommation de nourriture transformée.

Les rats ont eu librement accès à de la nourriture riche en sucre et en graisse. Certains d'entre eux avaient une prédisposition génétique à l'obésité. Les compléments de fibres ont fonctionné sur eux, comme sur leurs congénères, expliquent les chercheurs : Constatation frappante : tous ces rats ont pris bien moins de poids que le groupe témoin, explique l'auteure principale de l'étude, Nina Cluny, stagiaire postdoctorale du Hotchkiss Brain Institute.

Le complément en question est une fibre appelée oligofructose, que l’on trouve notamment dans les oignons et les bananes. Elle se fixe aux bactéries nécessaires au bien-être de l'homme présentes dans le tube digestif (microbiote).

L’oligofructose pourrait limiter la prise de poids en provoquant l’apparition d’hormones réduisant l’appétit. Selon le Dr. Cluny, les rats obèses ayant bénéficié de l’oligofructose ont vu la composition de leur microbiote se modifier pour s’apparenter à celle de leurs camarades en bonne santé.

C’est donc la transformation du microbiote et l’altération de l’hormone qui permettent à l’oligofructose d’agir sur la prise de poids.

Il a déjà été établi que la fibre peut servir à stabiliser le poids chez les humains. Le Dr. Raylene Reimer, co-auteur de l'étude, a pu identifier la dose de fibres nécessaire à l’adulte et à l’enfant.

Cela n’a rien de magique, explique le Dr Reimer, chercheuse de Calgary. Si l’on prend des fibres prébiotiques, cela ne fait pas perdre 45kg en six mois.

Elle a mené une étude en 2009 au cours de laquelle 48 adultes ont perdu en moyenne un kilogramme en 12 semaines tandis que d’autres, qui avaient un placebo, avaient au contraire pris du poids.

Une découverte intéressante pour l'avenir mais qui ne doit pas remplacer une alimentation et un style de vie sains, dont les bénéfices dépassent la seule perte de poids.