Un petit déjeuner d'athlète et un dîner d'ascète pour mieux gérer le diabète

Un petit déjeuner généreux et équilibré, associé à un dîner moins copieux, pourrait aider les diabétiques de type 2 à gérer leurs taux de glucose et d'insuline.
Un petit déjeuner généreux et équilibré, associé à un dîner moins copieux, pourrait aider les diabétiques de type 2 à gérer leurs taux de glucose et d'insuline. - © ©MaraZe/shutterstock.com

Pour une gestion optimale des taux de glycémie, les individus atteints par le diabète de type 2 doivent opter pour des petits déjeuners riches en énergie et des dîners moins caloriques, selon des chercheurs travaillant en Suède et en Israël, auteurs d'une étude récente.

 

Pour cette étude à l'échelle modeste, dont les résultats sont publiés dans le journal "Diabetologia", les chercheurs ont travaillé avec 8 hommes et 10 femmes, tous souffrant du diabète de type 2 depuis moins de 10 ans.

L'âge des participants variait entre 30 et 70 ans, et leurs indices de masse corporelle (IMC) allaient de 22 à 35.

10 des 18 participants suivaient un parcours de soins associant conseils en nutrition et traitement à la metformine (un médicament antidiabétique), alors que les 8 autres géraient leur maladie uniquement avec des conseils en nutrition.

Les patients ont été sélectionnés au hasard pour suivre soit le régime "B", soit le régime "D".

Ceux qui suivaient le régime B pendant l'intervention, d'une durée d'une semaine, mangeaient pour 703 kcal au petit déjeuner, 602 kcal au déjeuner et seulement 204 kcal le soir.

De leur côté, les participants sur le régime D n'ont consommé que 204 kcal le matin, avant d'ingérer 703 kcal au déjeuner et la même quantité au dîner.

Parmi les aliments proposés aux repas les plus copieux figuraient du lait, du thon, des œufs brouillés, du yaourt et des céréales, alors que les repas moins énergétiques comprenaient du blanc de dinde, de la mozzarella, de la salade et du café.

Lors du septième jour, le jour de la prise des mesures, l'équipe de recherche a prélevé du sang chez les participants à jeun au réveil puis à des intervalles de 15, 30, 60, 90, 120, 150 et 180 minutes après la première prise d'aliments.

Deux semaines plus tard, les patients ont changé de régime pour une nouvelle semaine d'intervention, à l'issue de laquelle les chercheurs ont renouvelé les prises de sang.

En moyenne, chez les participants ayant suivi le régime B, les taux de glucose après les repas étaient 20% moins élevés, alors que les taux d'insuline, de peptide C et de GLP-1 étaient 20% plus élevés que chez ceux qui avaient suivi le régime D.

"Ces observations suggèrent qu'une modification dans le moment de prise des repas influe sur le rythme quotidien des taux post-repas d'insuline et d'incrétines (GLP-1 et autres) et a pour résultat une diminution considérable du niveau de glucose après les repas", souligne le professeur Oren Froy, de l'université hébraïque de Jérusalem, l'un des principaux auteurs de l'étude.

Les résultats de cette étude sont disponibles en ligne en format PDF:http://www.diabetologia-journal.org/files/Jakubowicz.pdf

 

RTBF TENDANCE avec AFP