Un animal domestique sur trois est obèse ou en surpoids

Lazy fat cat sleeping on the couch
Lazy fat cat sleeping on the couch - © Lulamej - Getty Images/iStockphoto

L'obésité n'est pas seulement une épidémie galopante chez les humains. Un tiers des chiens et chats en seraient également atteints, révèle cette enquête américaine. Manque d'exercice, suralimentation et génétique l'expliquent.   

D'après cette étude américaine récemment publiée par Banfield Pet Hospital, le nombre de chats obèses et en surpoids a bondi de 169% aux États-Unis, ces 10 dernières années. L'augmentation concernerait 158% pour les chiens. Et les chiffres continuent à s'accroitre dangereusement.

L'enquête a été menée sur 2.521.832 chiens et 505.389 chiens à partir de visites et de contrôles effectués dans les cliniques vétérinaires du pays. Près de 30% des chiens et 33% des chats vus à cette occasion étaient en situation d'obésité ou de surpoids.

Le manque d'exercice physique et l'excès d'alimentation sont les principales causes. La prédisposition génétique peut également jouer un rôle, certaines races de chiens ou chats étant plus susceptibles de devenir obèses. Les animaux qui ont été stérilisés ont également un risque accru de surpoids, les modifications hormonales pouvant augmenter l'appétit et diminuer l'envie de jouer ou se promener.

L'obésité a des conséquences sur la santé de l'animal. Elle majore notamment le risque de diabète de type 2, d'arthrose et de problèmes cardiovasculaires.

Banfield Pet Hospital rappelle que jusqu'à l'âge de 4 mois un chaton doit être nourri 4 fois par jour, puis 3 fois s'il a entre 4 à 6 mois. Au-delà, les prises alimentaires ne devraient pas excéder 2 par jour. Pour les chiens, les proportions doivent varier selon la taille, l'âge, la condition physique et les habitudes de promenades ou si le chien est actif.

L'étude met également en garde contre l'attitude fréquente qui consiste à donner des friandises à son chien ou à remplir sa gamelle par affection ou par culpabilité de le laisser seul à domicile. La taille des rations, souvent mal adaptées, pose également problème.

Le poids idéal pour un chien ou un chat, rappelle le Banfield Pet Hospital, se caractérise par le fait de pouvoir sentir les côtes de l'animal au toucher sans pour autant les voir. Si l'animal est 10% au-dessus du poids requis, les côtes ne sont plus visibles ni senties et s'il est 20% au-dessus, la taille n'est plus visible. L'obésité commence au-delà de 20% du poids idéal.

Seuls du sport et un régime doivent être envisagés.

L'obésité n'épargne pas non plus les autres espèces domestiques. Une étude britannique de 2014 menée par l'Association des fabricants de nourriture animalière affichait 28% d'obésité chez les rongeurs et 15% chez les oiseaux.

Encore faut-il s'en rendre compte. En France, une enquête de 2010 BVA/Gamm Vert indiquait que seuls 13% des propriétaires d'animaux domestiques ont conscience d'un problème de poids chez leur compagnon à 4 pattes.