Shinrin-Yoku, la méditation en forêt venue du Japon

Concept of Success in a natural setting
Concept of Success in a natural setting - © stockstudioX - Getty Images

Pour se détendre d'une journée stressante, éreintante, certains se prélasseront dans un bon bain chaud et d'autres, feront un "bain de forêt", traduction littérale du japonais "Shinrin-Yoku".

 

Moyen de méditation inspiré par des pratiques shintoïstes et bouddhistes anciennes, le Shirin-Yoku est reconnu comme une thérapie par le gouvernement japonais depuis 1982. En Europe, c'est connu sous le nom de sylvothérapie, du latin silva qui signifie bois, forêt.

Contrairement à la randonnée, la cueillette ou la promenade, le bain de forêt est d’ordre contemplatif, c’est une méditation guidée en forêt.

Premier geste : éteindre son portable, couper son baladeur, retirer ses écouteurs…  pour s’éloigner de l’hyperstimulation  Ensuite, les pratiquants devront prendre conscience de leur ancrage au sol les yeux fermés, avant de se lancer dans une promenade douce (une marche lente, en silence), en immersion dans les bois, pour éveiller sess sens et s'inviter à prêter attention à tout ce qui entoure en mettant en éveil les 4 sens : 

  • 1. L’ouïe en repérant les sons  (oiseaux, vent dans les bois (musique ambiance forêt)) 
  • 2. L’odorat avec le parfum de l’herbe fraîche, des champignons, etc.
  • 3. La vue avec le soleil filtrant, par exemple
  • 4. le toucher aussi en touchant la nature et en étant réceptif… à ses caresses

C’est donc une forme de méditation qui consiste à être présent dans à l’environnement et qui permet de se recentrer sur soi.  Il suffit uniquement d’être attentif à l'environnement autour et atteindre, ainsi, l’état d’apaisement. 

Une séance de Shinrin-Yoku avec un praticien coûte 15 euros pour une séance d’1h30. Un prix similaire à une séance de yoga par exemple ou à peine plus cher qu’une séance de cinéma… qui est une autre forme d’évasion.

Réceptif ou pas aux bienfaits de la nature, la sylvothérapie permet de retrouver le chemin de la nature et de la voir autrement.

 

Article original paru sur On n'est pas des Pigeons !