Sécurité des protections féminines: une réflexion demandée prochainement à Bruxelles

Sécurité des protections féminines: une réflexion demandée prochainement à Bruxelles
Sécurité des protections féminines: une réflexion demandée prochainement à Bruxelles - © iStock / Arthur Hidden

La secrétaire d'Etat à la Consommation, Martine Pinville, a annoncé vendredi qu'elle allait saisir "très prochainement" la Commission européenne sur la composition et la sécurité des tampons et protections féminines, après des doutes soulevés par 60 Millions de consommateurs

Mme Pinville a déclaré dans un communiqué qu'elle saisirait "très prochainement la Commission européenne pour qu'une réflexion sur les règles de sécurité applicables à ces produits puisse être engagée en Europe, et que les campagnes de contrôle puissent être coordonnées".

Cette décision a été prise dans le cadre d'une réunion au ministère de l'Economie avec les fabricants et distributeurs de produits de protection féminine, "afin de répondre aux attentes et aux préoccupations des consommatrices sur la composition et la sécurité de ces produits".

Rappelant à cette occasion "que les récentes études n'avaient pas révélé de situation de danger pour les consommateurs", Mme Pinville "a demandé à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de conduire une campagne de contrôle en laboratoire de l'ensemble des produits mis sur le marché pour s'en assurer".

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) va également être prochainement saisie.

Elle devra se pencher sur les méthodes de détection et de mesure des substances incriminées, comme les résidus de pesticides et dioxines, dans les protections hygiéniques et "sur leur impact pour la santé des consommatrices".

Dans son numéro de mars, le magazine 60 Millions de consommateurs a pointé la présence de résidus "potentiellement toxiques" - dioxines, glyphosate et autres pesticides - dans les tampons et protections féminines.

La revue de l'Institut national de la consommation (INC) admet que "les niveaux relevés sont faibles". Mais l'Institut estime que certaines de ces substances sont soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens, et que les données scientifiques manquent pour évaluer le risque pour les femmes.

Plusieurs fabricants se sont engagés à améliorer l'information des consommatrices.