Prendre les transports en commun pour garder la ligne ?

L'indice de masse corporel et le taux de graisse des habitués des transports en commun ainsi que des marcheurs et des cyclistes, est plus bas que ceux des automobilistes.
L'indice de masse corporel et le taux de graisse des habitués des transports en commun ainsi que des marcheurs et des cyclistes, est plus bas que ceux des automobilistes. - © ©michaeljung/shutterstock.com

Voici qui devrait intéresser les navetteurs qui en ont peut-être assez du bus, tram, train ou métro : une étude anglaise montre que le fait de se rendre au travail en transports en commun permettrait de rester plus mince que les personnes qui conduisent. Décryptage.

Ce la peut sembler logique, mais il aura fallu qu'une poignée de scientifiques se penche sur le sujet pour que notre attention soit attirée sur les effets positifs de l'usage des transports en commun au niveau de la forme physique.
C'est donc une équipe de chercheurs de la London School of Hygiene & Tropical Medicine et de l'University College de Londres ont rassemblé et analysé les indices de masse corporelle (IMC) de 7.534 personnes et leurs taux de graisse. Les sujets avaient participé à l'étude "Understanding Society, the United Kingdom Household Longitudinal", constituant un panel représentatif de la population britannique.

Dix pour cent des participants et 11% des participantes ont rapporté utiliser les transports en commun quotidiennement. Il ressort de l'étude que leurs IMC et leurs taux de graisse, à l'instar de ceux des marcheurs et des cyclistes, étaient plus bas que ceux des automobilistes.

Les hommes qui choisissaient d'autres modes de transport que la voiture enregistraient un IMC moyen 1% plus bas que les conducteurs, représentant une différence d'environ 3kg par personne.

Les femmes enregistraient quant à elles en moyenne un IMC 0,7% plus bas lorsqu'elles prenaient les transports (ou le vélo ou qu'elles marchaient), soit 2,5kg de moins que les automobilistes.

Du côté du taux de masse graisseuse, les participants actifs ont enregistré la même baisse même lorsque les chercheurs prenaient en compte les différences socio-économiques, d'âge, d'alimentation et le degré d'activité physique sur le lieu de travail.

Même si cette étude de grande ampleur ne s'est pas uniquement concentrée sur les usagers des transports en commun, et même s'ils ne représentent qu'un petit pourcentage du panel, ces résultats indiquent cependant que les bienfaits sur la santé de ce type de transports peuvent contrebalancer leurs inconvénients (stress, retards...)

À noter que sur les 7.500 sujets étudiés, 76% des hommes et 72% des femmes se rendaient au travail en véhicule motorisé personnel, alors que 14% des hommes et 17% des femmes marchaient ou allaient travailler en vélo.

Cette étude est parue sur le site internet du British Medical Journal.

http://www.bmj.com/content/349/bmj.g4887

 

Alors, prêts à troquer vole bitume pour des rails ?

 

RTBF TENDANCE avec AFP