Paniers bio : lequel choisir ?

Paniers bio : lequel choisir ?
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Paniers bio : lequel choisir ? - © RTBF Tendance/Maryne Mahy

Conscients de la responsabilité qui nous incombe dans la préservation de l’écosystème et de l’importance d’une alimentation saine, nous sommes de plus en plus nombreux à nous tourner vers une alimentation biologique, respectueuse de la terre, des animaux et des êtres humains. Dès lors, le marché du bio est en pleine expansion, et avec lui ses modes de production et de distribution.

Les paniers bio, ce n’est pas neuf. Inventés dans les années 60 au Japon, les teikei reposent sur les mêmes principes que notre distribution de produits locaux. Aujourd’hui, en Belgique, en parallèle des petits magasins bio, les formules sont nombreuses, entre les GASAP, La Ruche qui dit Oui, les livraisons… On vous aide à décoder les différentes options pour trouver le système qui vous convient le mieux.

On peut tout d’abord séparer les paniers vendus directement par un producteur des paniers commandés au préalable et distribués par un intermédiaire. Dans le premier cas, on distingue les groupes d’achat solidaires, tels que les GASAP (Groupes d’Achat Solidaires de l’Agriculture Paysanne), des groupes d’achats sur commande comme les GAC (Groupes d’Achat Commun). La particularité d’un GASAP réside dans le fait que les consommateurs s’engagent pour une période donnée, permettant ainsi à l’agriculteur – souvent seule personne à approvisionner le panier – une stabilité financière.

Les GASAP sont souvent perçus comme trop contraignants à cause de cet engagement à l’année, du risque partagé avec le producteur (si la récolte est mauvaise, le producteur s'engage tout de même à compenser son manque de produits par des produits achetés en coopérative), du temps que cela demande – les groupes étant autogérés, les membres doivent s’investir et assurer la distribution des paniers à tour de rôle et de façon bénévole – et de l’absence de choix en ce qui concerne les légumes ou fruits, puisqu’ils sont locaux, de saison et originaires à 80% minimum d’un seul et même agriculteur.

C’est pourtant la meilleure solution pour le bien-être du producteur. Non seulement, il perçoit la juste rémunération pour son travail et sa marchandise, sans qu’un pourcentage de son chiffre d’affaire ne soit prélevé par un intermédiaire, et il bénéficie de plus de stabilité puisque sa récolte a été préachetée. Enfin, le système des groupes d’achat solidaires permet de tisser un lien social entre l’agriculteur et les consom’acteurs, mais aussi entre les consom’acteurs eux-mêmes.

Du côté du circuit court, l’offre est souvent plus flexible. Les acheteurs choisissent leurs produits et ne commandent que ce dont ils ont envie ou besoin. La distribution est organisée soit par un producteur ou une coopérative de producteurs, soit par un tiers. Il peut s’agir d’assembleurs de panier ou de plateformes web telles qu’Efarmz ou La Ruche qui dit Oui. Dans le cas d’Efarmz, le panier est livré en point relais ou à domicile, tandis que dans celui de La Ruche, le consommateur vient chercher ses produits dans un lieu de rendez-vous choisit par le chef de la ruche. Sur place, il peut éventuellement rencontrer les différents producteurs qui lui permettent de composer son panier.

Qui dit intermédiaire, dit commission. Ainsi, pour prendre l’exemple de La Ruche qui dit Oui, un pourcentage du chiffre d’affaire des producteurs revient à la personne qui organise la ruche et un autre est perçu par Equanum, la S.A. française instigatrice du projet. Pour en avoir parlé avec une productrice, il semblerait qu’elle s’y retrouve tout de même, La Ruche qui dit Oui prélevant moins qu’un commerce classique et permettant une visibilité plus large.

Pour le consommateur, la formule est plus souple : il suffit de préparer sa liste des courses à l’avance, de vérifier que les marchandises qu’il commande sont bien bio (elles ne le sont pas systématiquement, mais le cas échéant, c’est indiqué), de passer commande et d’aller retirer son panier une semaine plus tard selon un horaire prédéfini. À noter, qu’outre les légumes et les fruits, on trouve également des produits laitiers, de la viande, du pain et des cosmétiques dans la plupart des ruches. Cela s’explique par le fait que, contrairement à un GASAP, une ruche travaille avec plusieurs producteurs.

La grande différence entre ces deux modes de distribution, c’est la logique qu’ils prônent. Les groupes d’achat solidaires s’adaptent à la production de l’agriculteur et non l’inverse. Les consommateurs cherchant un engagement associatif se tournent plus aisément vers les GASAP et ses équivalents, tandis que les consommateurs pressés mais sensibilisés à la nourriture saine et locale s’orientent davantage vers les assembleurs et les dépôts de paniers, La Ruche qui dit Oui et ses dérivés. L’essentiel dans ces démarches est de se tourner vers les circuits courts ou la vente directe.