Lève-tôt ou couche-tard, une affaire de gènes

Cette dernière étude menée par des chercheurs californiens a révélé que sept gènes prédisposant à la tendance matinale se trouvaient près des gènes reconnus pour être impliqués dans le rythme circadien (alternance entre la veille et le sommeil), y compris le HCRTR2, lié à la narcolepsie, le FBXL3 qui allonge ce cycle circadien et le VIP qui prolonge le sommeil paradoxal. Autrement dit, le fait d'être lève-tôt ne dépend pas que de nos styles de vie et de notre environnement. C'est aussi une affaire de génétique.

Les rythmes circadiens ou biologiques, dont les cycles durent en moyenne 24 heures, sont communs aux organismes vivants. Ils ont une incidence sur presque tous les processus biologiques.

Parmi les participants, 56% se considèrent noctambules. D'après les résultats, les femmes et les adultes âgés de plus de 60 ans ont plus de probabilités d'être les plus matinaux, ils vont aussi connaître beaucoup moins d'épisodes d'insomnie, sans avoir besoin de plus de 8 heures de sommeil. Ils sont également beaucoup moins exposés à la dépression que les individus qui se sont déclarés couche-tard.

En tenant compte des critères d'âge et de sexe, les chercheurs ont également constaté que les personnes à tendance matinale ont un indice de masse corporel (IMC) plus bas. Avec prudence, les chercheurs ne font pas de lien direct entre tendance matinale et minceur.

En revanche, David Hinds, chercheur à 23andMe, avance l'hypothèse selon laquelle ces nouvelles informations de mutations génétiques pourront aider à mettre au jour certaines maladies et comprendre mieux les différences de comportement des individus, leur rythme circadien : "Ces découvertes peuvent guider les études futures sur les rythmes circadiens, le sommeil et des troubles associés".

 

RTBF TENDANCE avec AFP