Les sèche-mains à air pulsé pas si hygiénique

Une nouvelle étude, publiée dans le "Journal of Applied Microbiology" pointe du doigt les sèche-mains électriques, responsables de disperser les microbes, 90 fois plus qu'en utilisant une serviette en papier.

En 2014, une étude britannique mettait déjà en cause les sèche mains à air pulsé. Avec ce système, la dispersion des bactéries dans l'environnement proche était 4,5 fois plus élevée pour un sèche-main à air pulsé que pour un sèche-main à air chaud et 27 fois plus importante qu'avec une serviette en papier.

Dans une nouvelle étude, des scientifiques de l'Université de Westminster, en Angleterre, ont étudié la dissémination d'un virus, le bactériophage MS2, avec chacun des trois systèmes.

A 3 mètres, la projection du micro-organisme avec un sèche-main à air pulsé est 20 fois plus élevée qu'avec un appareil à air chaud et 90 fois plus qu'avec une serviette en papier. Par ailleurs, 15 minutes après l'utilisation du sèche-main nouvelle génération, la quantité de virus présente dans l'atmosphère est 50 fois plus élevée qu'avec celui à air chaud et 100 fois plus qu'avec les classiques serviettes en papier.

Les scientifiques préconisent une réévaluation de l'emploi des sèche-mains à air pulsé principalement dans les centres de santé et dans l'industrie agro-alimentaire. Dans les lieux publics, les conséquences sanitaires d'une utilisation de ces machines seraient beaucoup moins problématiques.