Les rhumes favorisés par les températures fraîches

La température aurait un effet sur le développement des rhumes et des rhinites.
La température aurait un effet sur le développement des rhumes et des rhinites. - © ©Dirima/shutterstock.com

Le virus responsable des rhumes et des rhinites prospère dans les zones plus fraîches du corps, selon les résultats d'une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université de Yale qui viennent corroborer des études précédentes.

Le rhinovirus est porté par la cavité nasale où un environnement plus frais lui permet de proliférer et de perdurer, les parties plus chaudes du corps comme les poumons ne lui sont pas aussi propices.

"En général, plus la température baisse, plus la réponse immunitaire interne au virus baisse aussi", commente le Dr. Iwasaki.

Des études récentes sur ce virus se sont limitées à l'influence de la température corporelle sur la contamination de personne à personne plutôt que sur la température environnante et sur notre propre immunologie, a expliqué le professeur de Yale Akiko Iwasaki.

Pour mener leurs recherches, le Dr. Iwasaki et son équipe interdisciplinaire ont examiné des cellules prélevées dans les voies respiratoires de souris.

Ils ont ensuite comparé la réponse immunitaire des rongeurs après exposition au rhinovirus par températures chaudes (37 degrés C) et plus fraîches (33 degrés C).

Ils ont trouvé que la réponse immunitaire naturelle au rhinovirus était altérée à température corporelle plus basse.

Les résultats suggèrent aussi que la température a une plus grande influence sur la réponse immunitaire que le rhinovirus lui-même.

À noter que les souris souffrant de déficiences immunitaires génétiques voyaient le virus se reproduire même dans un environnement à 37 degrés.

Selon le Dr. Iwasaki, environ 20% de la population abrite à tout moment le rhinovirus dans ses voies nasales.

Les chercheurs de Yale prévoient d'appliquer leurs résultats à l'homme avec en tête l'asthme infantile parce que les enfants souffrant d'asthme peuvent subir d'importantes complications médicales en attrapant un simple rhume.

Cette étude est parue dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.