Le petit déjeuner, un repas essentiel pour l'adolescent

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woman legs in bed, with fluffy slippers reading a book - © © Bogdanhoda

Sauter le premier repas de la journée peut interférer avec la glycémie et contribuer à l’apparition du diabète de type 2, indiquent des chercheurs de l’université du Missouri.

"Ces résultats peuvent indiquer une incapacité accrue pour métaboliser une grande quantité de protéines chez les personnes qui ont l’habitude de sauter le petit déjeuner", explique l’auteur Heather Leidy, professeur-assistante au département nutrition de l’Université du Missouri.

Pour mener leurs recherches, les scientifiques ont travaillé avec 35 jeunes femmes en surpoids ou obèses âgées de 18 à 20 ans, affichant un indice de masse corporelle entre 27,3 et 29,1. Certaines avaient l’habitude de prendre leur petit déjeuner chaque matin et d’autres sautaient ce repas.

On demanda à celles qui ne mangeaient jamais le matin de suivre l’une des trois situations suivantes pendant trois jours d’affilée : prendre un petit déjeuner riche en glucides, prendre une collation matinale riche en protéines, ou continuer à éviter ce repas.

De leur côté, les habituées du premier repas de la journée ont dû se conformer à un petit déjeuner soit riche en glucides soit riche en protéines trois jours de suite.

Le quatrième jour, les participantes ont continué comme les jours précédents, mais les chercheurs ont mesuré leurs niveaux de glucose et d’insuline tout au long de la journée.

Les tests ont révélé que la réponse glucidique au petit déjeuner des participantes était largement influencée par leurs habitudes.

Celles qui d'ordinaire ne prenaient pas ce repas enregistraient de très forts taux de glucose tout au long de la journée après avoir consommé un petit déjeuner protéiné, cependant, les collations riches en glucides ne produisaient pas le même effet.

Lorsque les adeptes du petit déjeuner prenaient ce repas en mettant l’accent sur les protéines, elles enregistraient une glycémie plus réduite le reste de la journée.

"Les preuves scientifiques actuelles montrent qu’une élévation soutenue du glucose après les repas peut fortement contribuer à un mauvais contrôle de sa glycémie et est associée à un risque accru de développer du diabète de type 2 et des complications cardiovasculaires", note Heather Leidy.

Pour retrouver un bon équilibre, la scientifique conseille d’accroître de façon graduelle la proportion de protéines que l’on ingère au petit déjeuner quand on reprend l’habitude de s’alimenter le matin.

Elle recommande aux jeunes femmes de prendre un petit déjeuner d’environ 350 kcalories comprenant 30 grammes de protéines, qu’elles trouveront soit dans des œufs, une viande maigre ou un yaourt à la grecque.

Cette étude est parue dans la revue "European Journal of Clinical Nutrition".

 

RTBF TENDANCE avec AFP