Le confinement nous aurait-il transformés en "couch potatoes" ?

Le confinement nous aurait-il transformés en "couch potatoes" ?
Le confinement nous aurait-il transformés en "couch potatoes" ? - © Gravity Images - Getty Images

Vous pensiez que le confinement nous avait tous rendus plus sportifs, qu’il avait fait de nous des as en cuisine ou nous avait permis de rembourser notre dette de sommeil ? Détrompez-vous. Car à l’échelle mondiale, cela serait plutôt l’inverse, souligne une récente étude américaine.

D’aucuns argumenteront qu’être assigné à domicile nous libère du temps pour mieux manger, dormir ou encore faire plus d’exercice. Et cela a sans doute été le cas pour certains d’entre nous. Mais une étude américaine du Pennington Biomedical Research Center à Bâton-Rouge, parue dans la revue Obesity, réalisée en avril dernier auprès de 7753 habitants du globe, démontre que le confinement n’a pas rimé avec mode de vie sain pour tout le monde.

On sait déjà que le sommeil n'a pas été le meilleur qui soit pendant le confinement puisqu'on dormait plus mais moins bien selon une étude. Une autre étude expliquait d'ailleurs déjà les dégâts du confinement sur l'obésité infantile.

Les confinés ont moins bougé et ont pris du poids

D’après cette recherche, le confinement aurait encouragé à adopter une alimentation plus saine, notamment parce que les sorties au restaurant ont été remplacées par la préparation de plats "maison". Mais il aurait également engendré de fâcheuses habitudes, comme celle de rester scotché à notre canapé en picorant tout ce qui nous tombe sous la main.

Avant le confinement, 32% des participants de l’étude présentaient un poids dit "normal", 32% étaient en surpoids et 34% souffraient d’obésité. Les résultats mentionnent une prise de poids globale chez 27,5% de l’échantillon total des participants et de 33,4% chez les personnes en situation d’obésité.


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Une situation qui s’explique par une hausse des comportements sédentaires et une diminution du temps consacré à l’activité physique, supputent les chercheurs.

Sans surprise, le taux d’anxiété des participants au cours de cette période a également grimpé en flèche, avec des répercussions négatives sur la qualité du sommeil.

Un mode de vie dégradé, particulièrement chez les personnes obèses

"La pandémie de Covid-19 a eu des effets importants sur la santé, bien au-delà du virus lui-même. Les mesures instaurées par les gouvernements et la peur de contracter la maladie ont eu un impact significatif sur les comportements liés au mode de vie, parallèlement à une baisse de la santé mentale."

Ces effets délétères ont touché de manière disproportionnée les personnes obèses", alertent les auteurs de la publication, qui soulignent l’urgence d’une meilleure prise en charge physique et psychologique chez ces patients, afin de prévenir "les effets irréversibles de la pandémie sur la santé".