La méditation rend résistant au stress contrairement à la relaxation

Les chercheurs américains de la Carnegie Mellon University ont étudié les changements qui se produisaient dans le cerveau de 35 adultes chômeurs stressés lorsqu'ils suivaient des séances de méditation de pleine conscience.

Pour les besoins de l'étude, certains d'entre eux ont suivi un programme de méditation intensif durant trois jours pendant qu'un autre groupe a participé à des séances de relaxation sans méditer. Les 35 participants ont passé un scanner au repos 5 minutes avant de démarrer les programmes respectifs et après la pratique des trois jours. Des prélèvements sanguins ont également été effectués avant le début des séances et après quatre mois.

Au vu des scanners, les chercheurs ont observé que le cerveau des méditants développait fortement la connections cérébrale d'un réseau de neurones lié au repos défaillant chez les sujets dans des régions importantes du cerveau qui commandent l'attention et le contrôle exécutif c'est-à-dire le processus qui oriente nos comportements.

Ces résultats, publiés dans la revue Biological Psychiatry, soulignent à nouveau le phénomène selon lequel la méditation agit sur la capacité du cerveau de créer, défaire ou réorganiser les réseaux de neurones et les connexions de ces neurones.

Autre résultat positif : le niveau d'interleukine 6, un marqueur biologique révélateur de l'inflammation a baissé chez les méditants. Pour les chercheurs, les modifications cérébrales liées à la méditation de pleine conscience produisent un marqueur biologique qui améliore la capacité du cerveau à gérer le stress et ces conséquences, comme les problèmes inflammatoires.

En revanche, les participants qui ont reçu le programme de relaxation n'ont pas montré ces changements cérébraux.