Inutile de se priver de pâtes si on mange équilibré, selon une étude

Inutile de se priver de pâtes si on mange équilibré selon une étude
Inutile de se priver de pâtes si on mange équilibré selon une étude - © haoliang - Getty Images/iStockphoto

Consommer régulièrement des pâtes ne ferait pas grossir, bien au contraire, si l'on compose ses menus de manière équilibrée, selon une méta-analyse canadienne publiée dans la revue médicale BMJ Open.

Ces nouveaux travaux, conduits par des chercheurs canadiens de l'hôpital St. Michael à Toronto, réhabilitent la consommation des féculents - en particulier les pâtes -, souvent bannis à tort des régimes.

Ils ont suivi 2.500 individus - issus de 30 études différentes - qui ont mangé des pâtes cuisinées plus de trois fois par semaine (3,3)  à la place d'autres glucides dans le cadre d'un régime à index glycémique (IG) bas. Chaque portion équivalait à une demi-tasse. 

 

L'index glycémique d'un aliment renseigne sur sa capacité à faire grimper le taux de sucre dans le sang et sa durée d'assimilation des sucres. Les pâtes, à l'instar des légumes, auraient un index glycémique bas, indiquent les auteurs de l'étude.

Les pâtes ont un index glycémique en moyenne de 45 à 55, contre 95 pour une pomme de terre cuite au four par exemple ou 70 pour du riz blanc. A noter que la cuisson joue sur l'index glycémique. Des pâtes al dente atteignent un index glycémique de 40 tandis que la même portion bien cuite s'élèvera à 55.

 

Les résultats montrent non seulement que les participants de l'étude n'ont pas grossi ni augmenté leurs niveaux de graisse mais ont, au contraire, perdu un peu de poids, environ 500 grammes sur une période de trois mois. 

"Contrairement aux inquiétudes, les pâtes pourraient faire partie d'un régime sain comme le régime à IG bas, avance le Dr. John Sievenpiper, auteur de l'étude.

En les consommant avec d'autres produits à index glycémique bas, les pâtes seraient donc des alliées minceur.

Reste à déterminer si cet équilibre minceur serait également atteint en intégrant les pâtes à d'autres régimes alimentaires sains. 

L'étude, en partie financée par le fabricant italien de pâtes Barilla, est publiée dans le journal BMJ Ouvert.