Être stigmatisé dès le plus jeune âge à cause de son poids laisse des séquelles

Près de deux tiers des participants ont déclaré avoir affronté des critiques liées à leur poids au moins une fois dans leur vie.
Près de deux tiers des participants ont déclaré avoir affronté des critiques liées à leur poids au moins une fois dans leur vie. - © FredFroese / IStock.com

Un esprit sain dans un corps sain… On sait que les deux sont liés mais une nouvelle étude américaine explore les liens entre les stigmatisations de personnes en surpoids et l’impact sur leur santé mentale. Si celles-ci ont globalement tendance à s’auto-dévaloriser physiquement et moralement face à des remarques ou au regard insistant de passants, des chercheurs de l’université de Pennsylvanie (Etats-Unis) se sont demandé si certaines personnes étaient plus ou moins vulnérables (et donc sujettes à l’auto-stigmatisation vis-à-vis de leur propre poids).

L’étude, publiée dans une revue américaine, est le résultat d’un sondage réalisé sur 18.000 membres du programme Weight Watchers. Deux tiers des participants ont déclaré avoir affronté des critiques liées à leur poids au moins une fois dans leur vie. Selon l’étude, ces situations sont principalement vécues durant l’enfance et l’adolescence, pour la moitié des participants.

Et c’est là où le bât blesse : les personnes qui ont le plus tendance à s’auto-dénigrer sont celles qui ont vécu ce genre d’expérience dès l’enfance, et qui continuent à les vivre à l’âge adulte. De même, on observe aussi qu’au plus les remarques viennent de proches (familles, amis, collègues, etc), au plus cela affecte la tendance à s’auto-dénigrer.

Les résultats dévoilent également que les femmes, les jeunes et les individus à l’indice de masse corporelle élevé étaient plus susceptibles de se dévaloriser physiquement que les personnes d’origine afro-américaine ou les adultes en couple.