Dépoussiérée et axée sur le bien-être, la thalasso attire les investisseurs

Moins médicale

Les thalassos sont des séjours axés sur les bienfaits de l'eau de mer et de l'environnement marin riche en sels minéraux.

Confrontées à une concurrence bon marché au Maghreb et à la pression tarifaire des plateformes, les thalassos françaises vieillissaient au début des années 2000. Elles manquaient d'investissements, note le cabinet Deloitte. Le secteur a depuis évolué avec des rénovations d'ampleur à Arcachon, Arzon, Carnac, Châtelaillon-Plage, Deauville, Dinard, les Sables-d'Olonne ou Saint-Malo.

Les thalassos s'éloignent désormais de l'univers médical pour développer une offre misant sur le bien-être.

Les séjours sont désormais davantage centrés sur la "gestion du stress" avec une offre de services toujours plus large (yoga, méditation, sophrologie, aquabiking, coaching sportif, diététique...) que sur le "curatif" (séjours post-nataux), et sont montés en gamme.

Un secteur porteur

Ces évolutions ont permis aux centres de thalasso d'enregistrer des "chiffres record" ces dernières années: nombre de curistes en hausse de 11% et chiffre d'affaires en progression de 9% entre 2014 et 2017, grâce à une clientèle plus active, donc consommatrice de services.

Lucratifs avec un prix élevé (de l'ordre de 800 euros en moyenne pour 3 jours et 1.300 pour 6), les courts séjours thématiques représentent aujourd'hui la moitié du chiffre d'affaires du numéro un du secteur, Thalazur. Au total, les 52 centres français réalisent plus de 160 millions d'euros de chiffre d'affaires pour la seule thalassothérapie, et le double si l'on compte les services complémentaires (hôtels, restaurants, boutiques).

Avec une "activité soutenue toute l'année", un taux d'occupation moyen des hôtels supérieur à 70% et un prix moyen de 186 euros, le secteur devrait attirer davantage d'investisseurs, estime le cabinet.

Des chiffres d'affaires importants, accompagnés d'un niveau "confortable" de rentabilité, rendent le secteur attractif et alimentent les projets à Berck, Boulogne, Fécamp, Étretat, Saint-Hilaire-de-Riez, Villefranche-sur-Mer notamment, selon Deloitte.