Charleston, lindy hop ou balboa, cette année, ça va swinguer !

Deux couples de danseuses de jitterbug à New York, en 1939
Deux couples de danseuses de jitterbug à New York, en 1939 - © © iStock/Hulton Archive/Max Peter Haas

Avec la mode du vintage qui ne s’essouffle pas, le swing connait une véritable renaissance. De plus en plus de jeunes s’essaient aux cours de charleston, de lindy hop ou de balboa. Chaussés de leurs derbies rétro, ils bouncent sur les classiques des années 20-30-40.

Les danses swing

 

Les danses swing ont été développées par la communauté noire américaine de Harlem à la fin des années 20. Il y a d’abord eu le charleston qui, bien qu’il existe depuis le début du XXe siècle, a pris son essor durant les Années folles aux États-Unis. Introduit en France par Joséphine Baker, il se caractérise par des déplacements du poids du corps d’une jambe à l’autre, pieds tournées vers l’intérieur et genoux légèrement fléchis. Le charleston se danse toujours de nos jours, en solo, à deux ou en groupe, sur des rythmes endiablés.

 

 

Les jeux de jambes du charleston et des claquettes, ainsi que le foxtrot, ont inspiré le lindy hop. Aussi appelée jitterbug, cette danse de couple dynamique et joyeuse est née à la fin des années 20 et est le précurseur du rock'n'roll. Parmi les grands noms du lindy, on compte George "Shorty" Snowden et Frankie Manning, que l’on ne se lasse pas d’admirer. C’est la danse phare du moment ; on la pratique dans de nombreuses soirées, de Gand à Liège en passant par Bruxelles. L’attitude penchée, le "bounce" (qui donne une impression de rebond et de légèreté), l’exubérance, l’improvisation et la gaîté en font une danse sociale énergique et euphorisante.

 

 

Le balboa, tout comme le lindy hop, se différencie des autres danses de salon par un guidage du corps face à face, en parallèle et non par un système de contrepoids. Cette danse a été conçue pour prendre moins de place sur la piste, elle se danse alors buste contre buste et les rotations et autres kicks sont gommés. Le bal-swing est son dérivé ; il accorde des mouvements plus amples, tout en respectant le style propre au balboa. À nouveau sur le devant de la scène, cette danse impressionne par sa rapidité et sa fluidité, les danseurs donnant souvent l’impression de glisser sur le parquet.

 

 

 

Où danser ?

 

Les occasions de swinguer ne manquent pas ! On peut suivre des initiations, prendre des cours, partir en stage ou apprendre sur le tas lors de soirées dédiées et de bals swing. Il existe des événements ponctuels, comme Le Grand Entr’Acte, ou hebdomadaires. On y fait chauffer les planches sur des musiques d’époque ou sur de l’électro-swing, on prend plaisir à copier le style vestimentaire des Années folles, et surtout : on échange et on s’amuse.

 

Écoles :

  1. Apollo Swing  (Anvers, Bruxelles, Louvain, Gand et Malines)
  2. Brussels Swing Dance Club (Bruxelles)
  3. Crazy Legs (Gand)
  4. Easy Swing (Anvers, Bruxelles, Liège)
  5. Gentse Hoppers (Gand)

 

Lieux où danser :

  1. Madame Moustache – Swing It Out! (Bruxelles) : les mardis
  2. Feestzaal Cocteau – Blue Parrot Swing (Gand) : les mercredis
  3. Flamingo – God Save The Swing! (Bruxelles) : les vendredis
  4. La Diode – Easy Swing (Liège) : les vendredis
  5. Muntpunt – Saturday Night Hop (Bruxelles) : les samedis
  6. Monk – Swing Is King (Bruxelles) : les dimanches

 

Stages et workshops :

  1. Crazy Swing Camp (Beersel)
  2. Swingin’In The Rain (Herve)
  3. BRUX Brussels Exchange (Bruxelles)
  4. Balboa-St.Louis Shag Weekend (Gand)
  5. Smokey Feet (Amsterdam)

 

Musiques pour bouncer :

  1. Swinging On Nothing
  2. Sing Sing Sing
  3. Darktown Strutters' Ball
  4. Radio Swing Montpellier
  5. Slow Swing for Dancers

 

Si vous désirez en apprendre d'avantage, on ne peut que vous conseiller le blog Swing Attitude, richement documenté et truffé d'interviews de danseurs mondialement reconnus.

Alors, on se croise bientôt sur une piste de danse ?

 

 

Stéphanie Linsingh