C'est la saison du coing ! Découvrez-en les vertus

C'est la saison du coing ! Découvrez-en les vertus
C'est la saison du coing ! Découvrez-en les vertus - © S847 - Getty Images/iStockphoto

A l'époque de le Rome Antique, le coing passait pour être le fruit de vénus, que la jeune épouse devait déguster avant d'entrer dans la chambre nuptiale. Fruit d'automne et d'hiver par excellence, le coing peut entrer dans la préparation de nombreux desserts.

Il s'agit d'un fruit issu d'un arbre appelé cognassier qui s'avère être excellent pour la santé. C'est le seul impossible à manger cru tellement sa chair est dure et âpre. Zoom sur ce fruit jaune et tout cabossé, qui n'a pas fini de vous surprendre.

 

Petite histoire de coing

Le coing ressemble à une poire par sa forme et sa peau jaune. Originaire du Caucase et de l'Iran, il était cultivé il y a plus de 4000 ans dans l'ancienne Perse. Son autre nom est « Poire de Cydonie ». Les Grecs cultivaient le cognassier aux abords de la ville de Cydon, en Crète, d'où son nom botanique, « Cydonia vulgaris ». Ils en consommaient les fruits après les avoir remplis de miel. Pour eux, le coing était le symbole de l'amour et du bonheur. Les Romains, dans la même veine, l'avaient consacré à Vénus, elle est représentée avec ce fruit dans la main droite, cadeau du dieu Pâris.

 

Le coing renforce le système immunitaire

Le coing est une source de vitamine C antioxydante, mais étant donné qu'on le consomme cuit, la majorité de cette vitamine est détruite par la chaleur. Cependant, il contient également des composés phénoliques qui supportent bien la chaleur et ont des propriétés antioxydantes indispensables pour la défense immunitaire qui permet de lutter contre le rhume et la grippe. Le coing est riche en minéraux, en particulier le potassium, essentiel pour le bon fonctionnement des systèmes nerveux et musculaires. Ses graines luttent contre les bronchites, constituent un remède naturel de toux et de l'asthme.

 

Bénéfique pour le système digestif

Consommé sous forme de gelée ou de pâte, le coing possède une action bénéfique et protectrice pour les intestins. En effet, ce fruit est riche en tanins, qui ralentissent le péristaltisme intestinal, et ses pectines sont capables de retenir une grande quantité d'eau, ces deux actions concourent à atténuer la diarrhée.

De plus, du fait de leur action astringente, les tanins jouent un rôle protecteur sur la muqueuse intestinale, ils resserrent les tissus, ce qui rend les couches muqueuses superficielles moins fragiles, tout en protégeant les couches sous-jacentes. Enfin, autres actions bénéfiques du coing : ses pectines peuvent adsorber et inhiber les toxines, et ses tanins possèdent une action antiseptique. Des effets intéressants pour lutter contre des bactéries ou des germes indésirables, souvent présents en cas de diarrhée

 

Pas seulement !

Anti-cholestérol : les pectines et les fibres insolubles contenues dans le coing favorisent la baisse du taux de cholestérol en ralentissant l'absorption des lipides et en augmentant leur élimination.

Anti cancer : le coing pourrait également prévenir le cancer du côlon grâce à sa teneur en tanins et en fibres qui réduisent la concentration et la stagnation de substances potentiellement carcinogènes.

Aliment minceur : le coing peut être consommé dans le cadre d'un régime amaigrissant puisqu'il est très pauvre en calories (30kcal/100g), très peu sucré et coupe-faim.

 

Dégustation

Le coing doit être ferme et sans blessures. Il est à maturité lorsqu'il présente une coloration bien jaune, qu'il est odorant et pourvu d'un duvet que l'on éliminera avec une petite brosse souple. Ce fruit s'accorde particulièrement bien avec le gibier, l'agneau, le veau et le magret de canard et est aussi très souvent utilisé pour faire de la confiture, de la compote, de la gelée et des tartes.

 

Bien qu'il s'agisse d'un fruit d'automne et d'hiver, le coing n'apprécie pas beaucoup le froid. Il se conserve pendant plusieurs semaines, mais seulement à l'air ambiant et dans une pièce bien aérée.