Bigorexie : quand l'excès de sport nuit à votre santé

La bigorexie peut entrainer de graves conséquences physiques et psychologiques.
La bigorexie peut entrainer de graves conséquences physiques et psychologiques. - © Constantinis/Getty Images

La dépendance touche de nombreux domaines et le sport en fait partie. Reconnue comme maladie par l’Organisation mondiale de la santé depuis 2011, la bigorexie touche environ 15% des sportifs, qu’ils soient professionnels ou amateurs. Et comme toute dépendance, elle peut s’avérer dangereuse.

Le sport est bon pour la santé. Il aide les migraineux à soulager leurs symptômes et la survenue des crises, il booste les capacités de concentration et de mémorisation (bon plan pour les étudiants qui étudient), il vous rend heureux en libérant des hormones de bonheur dans votre cerveau. Bref, le sport c’est bon, sauf quand on en abuse ou si vous êtes réellement allergique au sport, parce que cette allergie existe vraiment !

"Le sport, c’est comme une drogue !", rapportait l’ex-footballeur Robert Pirès dans les colonnes du Parisien le 30 mars dernier.

Cette drogue a un nom : la bigorexie, une addiction à l’activité sportive et à la prise de masse musculaire.

Elle correspond à "un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce, malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale", selon une définition du Centre d’Etudes et de Recherche en PsychoPathologie de Toulouse.

La pratique sportive devenue besoin compulsif

Ce mot issu est issu de la contraction de "big", grand en anglais, et "orexie", appétit en grec. Il désigne une dépendance à la pratique sportive.

Comme n’importe quel autre addict, l’accro au sport réorganise sa vie en fonction de sa pratique sportive.

Chaque jour, il se doit d’avoir sa "dose" de sport, dont l’intensité des séances peut aller crescendo.

Pratiquer une activité sportive procure une sensation de bien-être due à la sécrétion de dopamine et d’endorphine recherchée par le sportif.

La pratique intensive de sport au quotidien peut provoquer des blessures physiques liées à la fatigue du corps. "La personne va au-devant de problèmes musculaires mais aussi tendineux, osseux (fracture de fatigue)", rapporte l’étude du CHU de Nantes. Cette maladie peut pousser jusqu’à l’infarctus.

Anxiété, troubles alimentaires : la spirale de l’addiction

Si le sport peut être perçu comme une "addiction positive", son excès entraîne des "troubles anxieux avec parfois une névrose d’échec et/ou une anxiété de performance et également des troubles du comportement alimentaire", explique l’IFAC. Dans la recherche de la performance, le sportif risque d’être tenté de modifier son régime alimentaire et de consommer des repas hyperprotéinés, donc déséquilibrés.

Si vous avez des questions quant à votre rapport au sport, n’hésitez pas à en parler à un professionnel de la santé.

Et pour tous ceux qui sont motivés à en faire, sans en abuser, vous pouvez suivre les exercices de nos deux coachs de Bouge à la maison !