Johnny Depp, nouvelle égérie d'un parfum disponible pour l'aube de l'automne

Johnny Depp, nouvelle égérie d'un parfum à l'aube de l'automne
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Johnny Depp, nouvelle égérie d'un parfum à l'aube de l'automne - © Nathaniel Goldberg pour Christian Dior Parfums

C’est la nouvelle qui nous réjouit et nous étonne autant que l'arrivée tardive de la chaleur et du beau temps, Johnny Depp; le ténébreux, parfois même scandaleux et mystérieux Johnny, va prêter son visage à une nouvelle fragrance issue de la maison Christian Dior Parfums, en septembre prochain. On leur dit merci.

C’est peut-être la maturité, la part sombre à la fois tellement rayonnante de l’artiste (il est acteur et musicien) qui ont séduit la marque de parfum, souhaitant sans doute s’adresser à des hommes dont la vie et réalité sont loin des images lisses, glabres et puériles des mannequins sur les affiches qui abreuvent les abris bus de nos villes. 

Pour autant que je m’en souvienne, ce n’est pas la première fois que Dior Parfums choisit pour égérie un homme dont l’image et l’histoire sont quelque peu mystérieuses, irrévérencieuses, voire rocambolesques, mais tellement belles et magnétiques.
Oh oui, souvenons-nous avec un plaisir non dissimulé de la superbe et intemporelle photo d’Alain Delon prise en 1966 par Jean-Marie Perrier pour la campagne d'Eau Sauvage de Christian Dior de 2010 où, d’un simple regard, il incarnait tout l’esprit et l’imaginaire olfactif du parfum : un homme secret à la beauté renversante, au regard insoumis, de glace, passionné, doté d’une présence mystérieuse et irradiante… Un doux fantasme qui reste imprimé encore longtemps après sur la rétine, des années même. 

Mais, je m’égare... revenons-en à notre Johnny et cette nouvelle senteur.
J'en imagine déjà les effluves et je me dis que celles qui émaneront du flacon n’auront rien de gentillet, de léger, de propret. Je les soupçonne de contenir une pointe de cuir, d’humus, de cacao, de tabac, de patchouli ou de whisky, sans pour autant mettre de côté un enrobage fleuri… Pourquoi pas de la violette sauvage, du jasmin ou de l’iris ? C'est en tout cas ce dont à quoi je pense en voyant la photo de Nathaniel Goldberg annonçant la campagne de septembre. 

Je me dis aussi que ce parfum aura une amplitude sophistiquée et sauvage qui transportera ces messieurs, et toute personne happée par son sillage, dans des fantasmagories un peu gothiques et délicieusement torturées, dans des voyages solitaires, dans des contrées vierges et retirées. En un mot, vers l’inconnu, l’aventure... et au-delà.
Je ne vois rien d’aérien dans ce parfum et je me dis qu'il incarnera sans doute l’élégance non feinte et naturelle d’un gentleman dont la vie a modelé l’âme et dont le visage, portant jadis les traits d’un ange aux ailes charbonneuses, en reflétera la réalité.

Voilà. Donc, nouvelle eau de parfum (et autres dérivés de cette future senteur) ; j’ai, nous avons hâte de te découvrir, de te percevoir dans les rues, les bars, nos salons et de nous imaginer que le beau et sombre Johnny vient de déposer quelques paillettes de sa présence autour de nous… on peut toujours rêver.

 

Florence Frans