C'est bio, c'est belge : les cosmétiques Seconde Nature

C'est bio, c'est belge : les cosmétiques Seconde Nature
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C'est bio, c'est belge : les cosmétiques Seconde Nature - © Seconde Nature

Nous continuons notre découverte des cosmétiques belges et naturels. Après Imwe, place à Seconde Nature, une jeune marque créée par Perrine Rase. Rencontre.

 

Perrine s’est toujours intéressée aux cosmétiques. Après ses études, elle s’est lancée non sans crainte dans l’entrepreneuriat. " À 23 ans, je me demandais qui j’étais pour monter ma propre boîte ", nous confie-t-elle. Mais elle a réussi à dépasser ses peurs et elle a fait le pari d'imaginer des cosmétiques qui allieraient plaisir et santé. Parce que la plupart des consommateurs ne sont pas experts des listes INCI et du décryptage des compositions, elle a créé une gamme bio, vegan et fairtrade portant la mention Slow cosmétique et labellisée Cosmébio, gages de confiance.

La jeune créatrice travaille de concert avec deux laboratoires : le premier se trouve à Marseille et le second à Spa. Elle nous explique : " J’arrive avec 80% du produit fini : l’idée, la galénique, le type de texture, d’odeur, les matières premières. Mais comme je ne suis ni ingénieur chimiste, ni biologiste, je laisse le soin aux laborantins de choisir avec moi les texturisants, les émulgateurs, les dosages, les biocides… C’est un travail d’équipe. "

La particularité des produits proposés par Seconde Nature ? Ils sont exempts d’huiles essentielles – mais ils sentent tout de même divinement bons. Beaucoup de personnes sont allergiques aux huiles essentielles, Perrine utilise donc de préférence des parfums naturels obtenus à partir d’extraits CO2 hypercritiques et d’extraits aqueux, plus doux. Le rapport toxicologique de chaque matière première est examiné avant que la décision de l’utiliser ou non soit prise. Tout n’est pas bio car certaines matières premières ne sont pas produites en agriculture biologique (c’est par exemple le cas des texturisants et des émulgateurs). Dans le même esprit, certaines matières viennent parfois de loin, mais la créatrice essaie toujours de faire le meilleur compromis pour que les produits soient les plus irréprochables possibles et en même temps abordables. Quant à l’huile de palme, Perrine est honnête : " Il y a certains produits pour lesquels il est difficile de se passer de texturisants à base d’huile de palme, parce que cela apporte une texture intéressante, une bonne stabilité et que ce n’est pas cher. Mais pour la peau, ce n’est pas d’un grand intérêt, je n’utilise donc pas d’huile de palme au lieu des huiles végétales, cela se retrouve juste en très faibles quantités dans la composition des émulgateurs ". L’essentiel pour elle est de trouver un équilibre entre conscience écologique et plaisir d’utilisation.

Parmi ses produits, on compte : une crème pour les mains très sèches qui sent la mélisse et l’eucalyptus ; un soin cocoon pour le visage à la cire de mimosa et à l’odeur poudrée, une huile précieuse à base de bergamote, de thym, d’orange amère et de patchouli ; un concentré anti-âge à l’odeur camphrée ; un fluide matifiant au romarin, extraits d’agrumes et bergamote ; un lait démaquillant aux fleurs de bigaradier ; et un lait corporel à la senteur innovante lavande-coriandre. Comme en parfumerie, les cosmétiques disposent d’une note de tête qui s’évapore rapidement, d’une note de cœur et d’une note de fond discrète. Une eau micellaire et une huile confort pour le visage sont en projet.

Les produits Seconde Nature sont disponibles sur l’e-shop de la marque et dans de nombreux magasins spécialisés, pharmacies ou centres d’esthétique en Belgique, et en ligne en France et en Suisse.