Republic Records / Le label banit le mot " Urbain " de son vacabulaire
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Republic Records

Le label bannit le mot " Urbain " de son vocabulaire

Considéré comme un mot fourre-tout au sein duquel on retrouve, entre autres, différents styles musicaux comme le reggae, le rap, le R’n’B, le terme "Urbain", fait chaque année se crisper une partie du public et des artistes lors de remises de prix (aussi bien aux States qu’en Europe). En recevant le Grammy du meilleur album rap en janvier dernier, Tyler, The Creator, ravit, avait tout de même fait part de son malaise et du caractère quelque peu ambigu de l’intitulé de ce prix :

Ça craint que dès lors que nous – et je veux dire les gars qui me ressemblent – faisons quelque chose à la croisée des genres, ils nous mettent toujours dans la catégorie rap ou musiques urbaines. Je n’aime pas ce mot ‘urbain’. Pour moi, c’est juste un mot politiquement correct pour dire le ‘n-word’.

Il semblerait qu’il ait été entendu puisque le label Republic Records, filiale d’Universal Music, qui utilisait le mot "Urbain" pour qualifier ses artistes rap ou R’n’B, a annoncé vendredi dernier qu’il n'utiliserait plus ce qualificatif qui est bien trop souvent associé aux artistes noirs. "Nous encourageons le reste de l’industrie musicale à en faire de même", a écrit Republic Records sur Instagram, soulignant "l’importance de ne pas adhérer aux structures démodées du passé".

Selon le magazine spécialisé Billboard l’usage du terme "urbain" date du milieu des années 1970 quand un DJ noir de New York, Frankie Crocker, a utilisé l’expression "contemporain urbain".

Une utilisation à l’époque différente de celle d’aujourd’hui, qui contribue, selon les critiques, à marginaliser les artistes noirs.

 

 

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