NTM aux Ardentes, la meuse St Denis c’est de la bombe baby ! 2 images
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NTM aux Ardentes

La meuse St Denis c'est de la bombe baby !

Le retour sur scène d’NTM était attendu comme la suite d’un épisode de Star Wars, les 3 blocs de lettres surplombant le stage constituant le vaisseau, l’intro tonitruante de DJ Pone le générique.

Et comme pour une sortie de George Lucas, on sait ce qu’on est venu chercher : Du vintage, du jamais vu, de l’authenticité, des breaks funky qui tabassent, bienvenue en meuse St Denis.

Le ton est donné d’entrée avec "  On est encore là " dont le gimmick "  Nique le CSA ! " est tout de suite repris par la foule de millénnials, comme si tous les codes du Suprême leur avaient été transmis in vitro, notons que les complices Joey Starr & Kool Shen ont tout de même plus d’un siècle à eux deux, so chapeau ! 

Si le temps a fait son oeuvre sur leurs visages et leurs corps, l’alchimie des deux légendes du rap français est intacte, ils sont sur scène comme à la maison, plus vrais et soudés que jamais.

Techniquement, tout est en place et le set claque, bémol pour le mix des micros qui empêche la compréhension de certaines phases, surtout lors de la montée d’invités tels que Raggasonic, Natty, Busta Flex & Lord Kossity ou lorsque Joey kicke ses phrases de grogne.

"  Qui paiera les dégâts ? ", "  Paris sous les bombes ", "  Tout n’est pas si facile ", "  Laisse pas trainer ton fils " autant de titres sortis des cartons sans avoir pris une ride, autant de titres devenus intemporels et faisant mouche aux Ardentes. Si l’énergie globale n’est pas la même qu’en 93, si le mix façade peut être mieux géré, le Suprême a fait le job et tout le monde est corda ! Les Ardentes en mode meuse St Denis, c’était de la bombe baby !