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Expo

Le Palais de Tokyo s'inspire de "La Haine" et des "Misérables"

Une trentaine d’étudiants s’appropriera l’espace du Palais de Tokyo à Paris sous la direction de Mathieu Kassovitz, Ladj Ly et JR. Le but ? S’inspirer des films coups de poing " La Haine " et "Les misérables" pour "qu’ils répondent à la question : qu’est-ce qui leur fout la haine aujourd’hui ? L’idée est qu’ils partent des constats et des sujets qui y sont évoqués pour créer des œuvres. Et ce toujours dans la méthode qui leur est enseignée à l’école Kourtrajmé : l’urgence et la débrouillardise. On va créer une exposition très vivante qu’on pourra modifier jusqu’à la dernière minute pour créer la surprise ", explique le commissaire de l’exposition, Hugo Vitrani, au mensuel français Tsugi.

25 années séparent la sortie de "La Haine" et de "Misérables". Pourtant, le constat reste le même, le regard envers la banlieue est loin d’avoir changé et les récents événements impliquant les violences policières nous prouvent encore que la marche est longue pour arriver à une société où la justice est la même pour tous.

C’est dans ce sens que Ladl Ly a créé l’’école Kourtrajmé en 2018, un lieu où peu importe d’où l’on vient on puisse trouver sa place et s’exprimer aussi bien par le biais du cinéma, de la photographie ou de l’acting. La particularité de cette école est qu’elle est gratuite, sans aucune limite d’âge et la possession d’un diplôme n’est pas requise. De quoi maximiser ses chances et trouver sa place dans ce monde où généralement il faut (trop) souvent se battre pour exister.

L’exposition, qui est prévue du 29 août au 7 septembre 2020, nous promet d’en mettre plein la vue. "Il y aura des installations, une salle de projections avec des courts-métrages, de la sculpture, de la photographie, de la danse, des performances avec des interventions musicales… Par exemple, on va recréer et réinventer scène où Cut Killer mix au balcon dans La Haine. Il y aura une série de photos qui interroge comment la mode se réapproprie les codes de la banlieue. On va aussi jouer entre fiction et réalité avec des montages qui mélangeront des rushs de la Haine et des Misérables avec des images d’actualité. Une élève a décidé de recréer la chambre de Vinz pour parler de la place des femmes dans les deux films. Et plein d’autres projets encore."