CINÉMA

Free Guy : et si les PNJ avaient une conscience ?

Décidément les jeux vidéo ont bel et bien séduit l’industrie du cinéma. Après Wreck It Ralph, Ready Player One ou la série the Witcher, un nouveau film inspiré des jeux vidéo débarque : Free Guy.

Le nouveau bébé de Shawn Levy (connu pour " La nuit au musée ", " Real Steel ", etc.) aborde une question qui a peut-être déjà traversé l’esprit des plus gamers d’entre nous : et si les PNJ (personnages non-joueurs) avaient des sentiments ? Et s’ils avaient leur propre conscience, leurs envies et tout ce qui va avec ?

C’est à cette question que Free Guy tente de répondre. Dans Free City, un jeu vidéo situé quelque part entre GTA et Fortnite, les PNJ n’ont pas la vie facile. Guy, interprété par Ryan Reynolds, est un employé de banque dont le quotidien ne varie jamais : comme tout PNJ, il répète les mêmes phrases en boucles et fait toujours les mêmes actions. Un jour, entre deux braquages, il décide de tout quitter et devenir l’acteur principal de son destin !

Rigolo mais pas idiot

Le film ne se contente pas de raconter l’histoire de Guy dans son jeu, très vite d’autres enjeux apparaissent et viennent en complexifier l’intrigue. Entre ce qu’il se passe dans le monde réel, et les répercussions qu’une émancipation des PNJ entraîne, le film n’arrête jamais d’envoyer de l’action à grands coups de postproduction.

Sur fond de love story et saupoudré de réflexions existentielles le film remplit clairement son contrat : celui d’un blockbuster d’été tout public qui séduira le grand nombre. Action, humour et références fusent et ne laissent pas le spectateur s’ennuyer.

Une drôle de coïncidence

Avec les scandales actuels qui éclatent au sein d’Activision-Blizzard et ailleurs dans l’industrie, le personnage du boss tyrannique de Taika Waititi prend une toute autre ampleur. Il est peu probable que ce timing ait des répercussions sur les résultats du film mais peut-être qu’il contribuera à mettre un peu plus en lumière les problèmes de l’industrie du jeu vidéo…