US Open : Serena, Tsvetana, Victoria, mamans d'Olympia, Alexander, Leo, vont tenter de rejoindre le dernier carré

Serena Williams et sa fille Alexis Olympia
Serena Williams et sa fille Alexis Olympia - © MICHAEL BRADLEY - AFP

Dans la moitié inférieure du tableau féminin, trois des quatre joueuses qui s’apprêtent à disputer leur quart de finale sont des mamans. C’est du jamais vu, dans un tournoi du Grand Chelem. Il y avait neuf mamans dans le tableau final de cette épreuve, dont Kim Clijsters. Cette situation était inimaginable, il y a quelques années.

Avant, si l’on voyait une maman par décennie sur le circuit, c’était beaucoup. Aujourd’hui, elles sont loin d’être majoritaires, évidemment, mais ce n’est plus un phénomène.

A cela, plusieurs explications. D’abord, les joueuses prennent leur retraite de plus en plus tard. Ensuite, les instances du tennis commencent à les aider. Celles qui mettent leur carrière entre parenthèses pour avoir un enfant, ont un classement protégé pendant trois ans, désormais. Une vingtième mondiale, par exemple, reviendra avec un statut de vingtième mondiale. Et elle pourra être tête de série. Les joueuses ne doivent donc pas repartir de zéro et jouer des petits tournois, avant de retrouver un classement conforme à leur niveau.

Enfin, il y a eu Kim Clijsters. Elle n’a pas été la première "maman joueuse", mais c’est elle qui a prouvé que l’on pouvait revenir en étant encore meilleure. Elle a gagné plus de titres du Grand Chelem après la naissance de Jada qu’avant (trois après, un avant). Elle est la seule maman à avoir été numéro un mondiale. Elle a été une sorte d’inspiratrice pour celles qui pensaient que combiner une carrière de haut niveau sur le circuit et une vie de famille était impossible.

Ce n’est pas impossible, mais ce n’est pas facile non plus, personne ne cherche à le cacher. Les voyages incessants avec un enfant en bas âge, cela n’a rien de banal. Et puis, retrouver son meilleur niveau après un accouchement peut prendre du temps. Serena Williams n’a plus gagné de tournoi du Grand Chelem, depuis qu’elle est maman. Avant cet US Open, Victoria Azarenka n’avait plus atteint les quarts de finale dans un tournoi majeur depuis janvier 2016.

La joueuse biélorusse a, en plus, dû gérer d’énormes difficultés, quand elle s’est séparée du père de son petit Leo. Pendant des mois, elle n’a plus pu voyager, pour ne pas perdre la garde de son fils. "Sur un court de tennis, je ne m’identifie pas à une maman, mais à une joueuse de tennis. Cela dit, je trouve incroyable de pouvoir partager ces moments avec mon fils. Et, je l’espère, de lui servir de modèle. Quand vous traversez des moments difficiles, il est important, pour votre enfant, de vous battre en gardant la tête haute, et en gardant un sourire sur votre visage."

La belle histoire de ce tournoi, c’est celle de la Bulgare Tsvetana Pironkova. Elle a arrêté le tennis pendant trois ans et demi, pour s’occuper de son fils. Et l’US Open est carrément son tournoi de reprise. La voir parmi les huit meilleures joueuses de l’épreuve est une colossale surprise.

Ce mercredi, les quarts de finale du bas du tableau opposeront Tsvetana Pironkova (maman d’Alexander, deux ans et demi) à Serena Williams (maman d’Alexis Olympia, trois ans), puis Victoria Azarenka (maman de Leo, presque quatre ans), à Elise Mertens.

Elise Mertens, au fond, envisage-t-elle, un jour, d’être maman et joueuse de tennis ? "Oh, je suis trop jeune pour y penser. Je ne sais pas. Mais c’est vraiment bien de pouvoir faire les deux. Ce n’est pas facile du tout. J’admire cela à 100%".

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