US Open – David Goffin : "C'est idiot de quitter un Grand Chelem comme l'a fait Novak Djokovic"

David Goffin
David Goffin - © MATTHEW STOCKMAN - AFP

David Goffin n’est pas devenu le dixième joueur en activité à avoir atteint les quarts de finale, au moins, dans tous les tournois du Grand Chelem. Cela bloque toujours du côté de New York. Pour la quatrième fois de suite, il a été éliminé en huitième de finale. Cette fois, il a été battu par le Canadien Denis Shapovalov, 6/7 (0)-6/3-6/4-6/3.

Ensuite, lors d’une conférence de presse virtuelle, il a commenté sa prestation. Et il a évoqué le coup de tonnerre survenu un peu plus tôt dans la journée, la disqualification de Novak Djokovic.

Entretien…

David, c’est dommage, évidemment, d’avoir été éliminé en huitième de finale. Mais ce n’est pas scandaleux. Il était très fort, il servait très bien, il était solide dans les échanges…

Oui, c’était vraiment un très bon Shapovalov. Je savais qu’il pouvait, parfois, dégoupiller et sortir de son match. Aujourd’hui, il est vraiment resté dedans du début à la fin. Son service m’a vraiment posé des problèmes. Il servait dans toutes les zones, en premières et en deuxièmes balles. On a joué plus de trois heures et demie, avec une belle intensité. Il y a eu de bonnes choses. De match en match, je jouais de mieux en mieux, mais ce n’était pas encore suffisant. Finalement, quand on voit mes prestations des dernières semaines, et quand on sait comment je me sentais avant le tournoi, je trouve que j'ai quand même eu une belle réaction. Et mon tournoi reste positif.

Quelles étaient les mauvaises sensations dont vous parlez ?

Mes entraînements n’étaient pas "top". Même si cela allait de mieux en mieux, je ne me sentais vraiment pas assez en confiance. Donc, je ne savais pas trop ce que cela allait donner à l’US Open. Arriver au quatrième tour, en terminant sur une bonne bagarre, et sur un obstacle que j’aurais peut-être pu franchir, je ne l’aurais peut-être pas imaginé en commençant la tournée américaine. J’aurais signé, ça c’est sûr. Parce que la manière dont je me sentais, ce n’était pas "top". Je ressors de ce match avec du positif, même s’il y a toujours moyen de trouver des solutions et de gagner.

Ce quart de finale que vous ne parvenez pas à atteindre à New York, il ne va pas tourner à l’obsession ? Vous n’allez plus y penser pendant un an ?

Non, pas du tout. Chaque tournoi du Grand Chelem est difficile, chaque tour est compliqué, et on ne sait jamais jusqu’où on va aller. Jusqu’à l’année prochaine, je jouerai d'autres Grands Chelems, sur d’autres surfaces. Et si ce n’est pas ici, ce sera peut-être ailleurs. Mais c’est vrai que c’était une nouvelle opportunité. Si je suis arrivé quatre fois en huitième de finale, pourquoi pas une cinquième?  Et on verra bien si je peux aller un peu plus loin.

Que pensez-vous de l’incident Djokovic ? Vous êtes d’accord, il fallait le disqualifier ?

C’est sûr, c’est "dehors", il n’y a pas de discussion là-dessus. Une balle sur une juge de ligne, c’est l’exclusion, c’est le règlement. C’est ridicule. Quand on est dans un tournoi du Grand Chelem, on sait qu’il y a du monde autour du court. Et encore, il n’y avait pas de public cette fois-ci. Malheureusement pour lui, la balle a touché la juge de ligne. Cela aurait très bien pu passer à côté, et il n’y aurait pas eu de suites. Je trouve ça un petit peu idiot, ce qu’il a fait. J’imagine qu’il avait d’autres intentions que de se faire éliminer de cette manière-là.

Cela ne risque pas de vous arriver, à vous ?

Non, je ne suis pas du genre à faire cela. Et si j’ai besoin de me défouler et que je balance une balle, je l’envoie dans une zone où il n’y a vraiment personne. Vers l’arrière, et sans regarder, ce n’est pas une chose à faire.

Roland-Garros commence déjà dans trois semaines. Et pendant ces trois semaines, vous aurez beaucoup de choses à faire. Vous marier, mais aussi préparer ce Grand Chelem suivant, sur une autre surface. Comment gérer tout cela ?

Cela ne va pas être facile du tout. Il va falloir bien récupérer. Il va déjà falloir rentrer en Europe, et puis se préparer, préparer son corps pour les glissades, pour des points un peu plus longs, pour des autres trajectoires. La terre battue demande plus de préparation. Donc il va falloir vite passer à autre chose. Et essayer d’être prêt pour Roland-Garros, qui est clairement l’objectif.

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