"David Goffin progresse bien, et nous espérons le revoir dans le top 10 mondial"

Thomas Johansson et David Goffin
Thomas Johansson et David Goffin - © YORICK JANSENS - BELGA

David Goffin débarque à l'US Open juste après avoir réussi le meilleur résultat de sa carrière en Masters 1000, la catégorie de tournois en-dessous des Grands Chelems. La finale atteinte à Cincinnati ne peut que lui donner confiance. Rien n'est prévisible en tennis, et les joueurs capables de faire mal à des adversaires du top sont nombreux. Mais quand même, aborder une épreuve aussi importante que l'US Open avec d'aussi bonnes sensations, c'est un plus. Thomas Johansson, le coach du joueur belge, le sait mieux que personne. "Quand vous jouez aussi bien pendant une semaine, et que vous disputez votre première finale en Masters 1000, vous vous sentez forcément plus relax, et plus confiant."

Le duo a traversé quelques moments difficiles, depuis sa formation, en février dernier. Il a fallu trouver ses marques, et construire. Il y a eu des défaites amères, mais jamais de crise. Il y a eu des places perdues au classement, mais jamais rien d'irrémédiable. Il y a eu des doutes, sans doute, dans l'esprit du public, mais jamais du côté de l'entraîneur. Il y a eu beaucoup de boulot; il y a maintenant les récompenses. Dans les grands rendez-vous, David Goffin ne perd plus face à des adversaires moins bien classés que lui. Il s'est incliné face à Rafael Nadal à Roland-Garros, face à Roger Federer en finale à Halle, face à Novak Djokovic à Wimbledon. Chaque fois contre le futur vainqueur de l'épreuve. Et il a perdu contre Daniil Medvedev (l'homme de la saison estivale sur ciment, pour l'instant) en finale du tournoi de Cincinnati. C'est là que Thomas Johansson voulait arriver (dans un premier temps, avant de tenter de les battre, ces joueurs). "C'est pour cela que nous travaillons. Pour jouer face aux meilleurs, sur des grands courts. Comme je le dis depuis Roland-Garros, les bases sont là, maintenant. Nous n'avons plus à travailler que les détails. Nous devons encore améliorer des petites choses, pour pouvoir, espérons-le, revenir dans le top 10 mondial."

Voilà, inutile de tourner autour du pot, de se cacher derrière les "nous n'avons pas d'objectif chiffré". Ce n'est pas le genre du coach suédois. Oui, un retour dans le top 10 est un but. Et une nouvelle participation aux Masters doit l'être aussi, même si cela ne tournera pas à l'obsession. Actuellement, David Goffin est 15e mondial, et est 11e au classement de l'année, celui qui envoie les huit meilleurs à Londres. Autant dire qu'il y a beaucoup de points à aller chercher à l'US Open. Pour le joueur belge, et pour tous les autres.

Le classement et les Masters ne seront pas des fins en soi, mais d'éventuels très sympathiques bonus. De ceux qui restent, dans l'esprit du public. "Il a fait partie du top 10; il est allé aux Masters", cela vous classe un joueur. "Ancien demi-finaliste de Grand Chelem", aussi, d'ailleurs. Et cela, David Goffin ne l'a pas encore fait. Là non plus, ce n'est pas une obsession. Et ce n'est pas considéré comme une carence non plus. Cela viendra, si ça doit venir, grâce au travail accompli par le joueur et son entraîneur. Grâce aux progrès qu'ils ont constamment envie de faire. Grâce aux remises en questions; aux difficultés surmontées. "Nous travaillons pour que David soit plus agressif, plus offensif. Nous travaillons aussi beaucoup son service, pour qu'il soit plus consistant. Son service est là, mais il y a parfois trop de hauts et de bas. Il doit être un peu plus solide. Et nous devons continuer à travailler ses points forts, comme son jeu de fond de court. En tout cas, je suis vraiment content de sa progression."

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