Roland Garros ne débutera pas aujourd'hui mais rêve encore à l'été indien

Roland-Garros ne débutera pas aujourd’hui mais rêve encore à l’été indien
Roland-Garros ne débutera pas aujourd’hui mais rêve encore à l’été indien - © Tous droits réservés

Haaa Roland Garros ! Ces longues heures passées à regarder du tennis à la télévision au lieu d’étudier, pour se détendre, pour le spectacle sportif, pour tant de bonnes raisons… Une ambiance aussi calme qu’exaltante, une couleur typique de l’ocre qui s’empare de l’écran. La quinzaine parisienne devait débuter officiellement ce dimanche 24 mai, après l’inauguration de son toit sur le Philippe-Chatrier flambant neuf un jour plus tôt. Il n’en sera rien, le Coronavirus en a décidé autrement.

Un report (voire une annulation) bien anecdotique à côté de la crise sanitaire mondiale actuelle. Malgré cela, nous nous pouvons nous empêcher une certaine nostalgie à l’idée de devoir se passer de cet événement incontournable pour nombreux fans de sport mais pas seulement.

En dehors des périodes du Tour de France et des Jeux Olympiques, il y a peu de moments en Belgique francophone ou autant de sport est télévisé " en clair ". De quoi attirer un public bien divers. Grande fan de tennis, il n’y avait pas d’autre période dans l’année où il y avait autant de gens autour de moi intéressée par ce sport. Certain(e) s se découvraient une vraie passion, d’autres restaient fans par intermittence, quinze jours par an. Tous un peu bougon les jours de pluie, entre bâchage et débâchage des courts. Mais que serait Roland sans ses parapluies ouverts précipitamment dans les tribunes, annonciateurs d’un probable arrêt des rencontres… et qui dit arrêt dit rediffusion d’anciennes rencontres. Boulimiques de tennis nous devenions alors… au point de revoir plusieurs fois des matches dont on connaissait le verdict.

Roland Garros n’a pas lieu en cette fin de mois de mai. Une décision plus que logique, et une sorte de perte de repère qu’il l’est tout autant. Pour nombre d’entre nous il manquera un petit quelque chose en cette fin d’année scolaire perturbée, en ce début d’été rempli d’incertitude. Pas de dizaine de chapeaux dans les tribunes, ni d’éventails, ni de parapluies… pas de vibrants tie-breaks, pas de " Vamos Rafa " ni de "Come-on Roger", pas d’invité surprise dans le dernier carré, pas d’adrénaline ni d’émotions…

Le son de la petite balle jaune à la Porte d’Auteuil sonnait toujours un petit peu comme le début de l’été. Cette année, s’il finit par prendre possession des lieux, ce son aura, à coup sûr, la résonance d’un été indien…

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