Quels sont les Tops et les Flops de Roland-Garros 2020 ?

Quels sont les Tops et les Flops de Roland-Garros 2020 ?
Quels sont les Tops et les Flops de Roland-Garros 2020 ? - © Tous droits réservés

Après quinze jours intenses, faits de matches à quasi-huis clos, de parties endiablées, de duels interminables, d’un toit tantôt refermable tantôt réfractaire, Roland-Garros c’est terminé ! L’heure pour nous de faire le bilan : Quels ont été les Tops et les Flops de cette édition 2020 ?

Les Tops

 

1. Rafael Nadal, comme une évidence

Et dire que certains avaient oser douter de lui. Arrivé Porte d’Auteuil avec le pedigree qu’on lui connaît mais avec le moral dans les chaussettes, Rafael Nadal a profité des premiers tours pour retrouver la sa confiance, avant d’allumer la machine pour asphyxier les ambitieux Sinner et Schwartzman et finalement un impuissant Djokovic en finale. Même chahuté, même en dedans moralement, Nadal prouve qu’il est le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue. Ce 20e sacre en Grand Chelem quant à lui, lui permet de revenir à la hauteur de Roger Federer. Monstrueux.

2. Iga Swiatek, rafraîchissante pépite polonaise

Arrivée Porte d’Auteuil dans la peau d’une prodige mais sans forcément briguer autre chose qu’une place en deuxième semaine, Iga Swiatek a envoyé balader ses adversaires une à une. D’abord d’un coup de balai monumental contre Halep en quarts, puis en dégageant une impressionnante facilité contre la novice Podoroska en demi, avant de parachever son récital en dominant Kenin en finale. Sérénité, puissance, variété dans le jeu, du haut de ses 19 ans, Swiatek a tout pour devenir l’une des nouvelles taulières d’un tennis féminin qui se cherche une tête de gondole.

3. La jeune garde aux dents longues

Depuis quelques années, on les annonce à l’affût, prêts à prendre la relève du légendaire mais vieillissant trio Federer-Djokovic-Nadal (57 Grands-Chelems à eux trois !). Et si Nadal a fait perdurer son hégémonie sur terre battue, on sent que cette jeune garde gagne du terrain. Quarts de finaliste (a minima), Rublev (22 ans), Tsitsipas (22 ans) et Sinner (19 ans) incarnent cette nouvelle génération et n’ont pas hésité à malmener plusieurs têtes de série confirmées. Et que dire du jeune Français Hugo Gaston, invité du tournoi, qui a tenu tête à Dominic Thiem pendant cinq sets ?

4. Joachim Gerard, finaliste malheureux mais fier

Après sa défaite en trois sets tendus en finale de Roland-Garros en fauteuil roulant contre le Britannique Alfie Hewett, Joachim Gérard pouvait légitimement nourrir des sentiments contrastés. D’un côté, il y avait logiquement une part de déception qui prédominait, celle d’être passé si proche du but. De l’autre, la fierté malgré tout, d’avoir réalisé son meilleur parcours Porte d’Auteuil avec une qualification pour la finale et une victoire contre le numéro 1 mondial au passage. "Je me suis vu gagner" clamait-il après la rencontre. Nous aussi, d’ailleurs. Pour nous, il mérite amplement un Top dans notre classement.

Les Flops :

 

1. David Goffin, en panne de confiance et tombé sur un os

Tombé sur un futur grand en la personne de Janik Sinner, David Goffin n’a malheureusement rien pu faire. Balayé dans les grandes largeurs, notre compatriote a quitté Paris dès le premier tour avec une cuisante défaite dans ses valises (7-5, 6-0, 6-3). Un revers, certes concédé face au futur quart de finaliste du tournoi, mais qui vient confirmer un sentiment de mal-être et une fin de saison bien morose du Belge.

2. Le coup de blues des têtes de série féminines

Depuis le coup de moins bien de Serena Williams et le retrait de Maria Sharapova, le tennis féminin se cherche désespérément une nouvelle patronne. Et si Simona Halep, Naomi Osaka ou Ashleigh Barty se succèdent au sommet du trône, la hiérarchie reste vacillante.

La preuve avec cette nouvelle hécatombe chez les têtes de série féminine à Roland-Garros. Au 3e tour, il n’en restait déjà plus que 13 sur 32. En 8e de finale, les protégées par le tirage n’étaient plus que 6. Et au final, c’est la 54e mondiale Iga Swiatek qui gagne le tournoi. L’illustration d’un tennis chemin qui se cherche une tête de gondole.

3. La finale à sens unique

Pour ce 56e duel entre Nadal et Djokovic, on pouvait légitimement espérer un feu d’artifice royal entre les deux meilleurs joueurs du tournoi. Malheureusement, ce ne fut qu’un feu de paille…

Pendant deux sets, Djokovic a en effet subi les coups de boutoir de l’implacable Nadal, concédant brutalement ces deux manches 6-0, 6-2. Et même si le Joker s’est rebellé lors du troisième set, le roi a finalement fait sa loi.

L’Espagnol s’impose donc sereinement en trois sets et moins de trois heures de jeu (6-0, 6-2, 7-5). Ce n’est que la troisième fois en carrière que Djokovic concède une bulle en Grand-Chelem. Et la plus grande victime de cette démonstration n’est finalement que le spectateur neutre.

4. L’absence de public

Si l’édition 2020 est décriée par et considérée par beaucoup comme une édition morose et sans saveur c’est assurément à cause des tribunes vides. Coronavirus oblige, l’organisation a dû limiter l’accès aux spectateurs présents à un certain nombre. Résultat, même pour des belles affiches, les travées du Chatrier ou du Lenglen sonnaient malheureusement bien creux. Et si les quelques spectateurs présents ont tenté de donner de la voix, ce n’est vraiment pas la même chose. Vive l’été prochain !

P.S : Petit Bonus pour le toit. Véritable bénédiction permettant aux matches de se dérouler malgré une météo parisienne capricieuse, il a détonné par sa… lenteur. Résultat on a eu droit à des scènes ubuesques, notamment lors de la partie ininterrompue entre Djokovic et Galan, où les deux joueurs jouaient sous la pluie alors que le toit mettait du temps à se fermer.

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