"Heureusement, il n'y en a pas deux" comme Federer, estime Nadal

"Heureusement, il n'y en a pas deux" comme Federer, estime Nadal
"Heureusement, il n'y en a pas deux" comme Federer, estime Nadal - © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

Rafael Nadal a rendu hommage à son rival historique Roger Federer, qu'il a battu nettement vendredi en demi-finale de Roland-Garros (6-3, 6-4, 6-2), estimant qu'"heureusement", il n'y en avait "pas deux comme lui sur la planète".

Les conditions très venteuses vous ont-elles perturbé?

"Les conditions étaient si difficiles, si dures à gérer. C'était le jour où il fallait rester concentré et accepter, rester positif. C'est ce que j'ai essayé de faire. Le début du match ne s'est pas joué à un super niveau pour tous les deux. Mais après cinq ou six jeux, il y a eu un bon niveau de tennis non? Il y a eu de très beaux points, et pour être honnête, le niveau que nous avons pratiqué a été assez élevé avec de telles conditions."

Avez-vous déjà rencontré de telles conditions ici ?

"Cela m'est arrivé quelques fois, notamment une fois, j'ai joué un match contre Söderling au premier ou au deuxième tour, qui était très difficile. Ce court peut être venteux et difficile. C'est vrai qu'aujourd'hui, c'était un peu trop... C'était vraiment difficile de contrôler la situation et de comprendre ce qui se passait sur le court. Mais mon sentiment, c'est que j'ai joué un grand match dans ces conditions."

Avez-vous préparé ce match différemment face à Roger Federer ?

"Une demi-finale de Roland-Garros, ce n'est pas un match comme un autre non? Après, j'étais face à mon plus grand rival, avec toute l'histoire que l'on partage. Mais il est vrai que l'on n'a pas joué l'un contre l'autre aussi souvent qu'il y a huit ans. Il a un peu changé sa manière de jouer, et moi aussi. Après, mon objectif, en particulier sur cette surface où j'ai eu beaucoup de succès, c'est toujours de faire ce que je sais faire. Si j'y parviens, en général j'ai mes chances."

Roger Federer a expliqué qu'il n'avait jamais trouvé de "sparring partner" qui pouvait approcher votre niveau et pour s'entraîner à vous contrer...

"Et bien moi aussi je n'ai jamais trouvé de sparring partner jouant comme Federer. Il n'y en a pas deux comme lui sur la planète. Heureusement en fait. Lui et moi nous connaissons, on s'est joué tellement de fois. Quand je joue Roger, j'attends toujours le meilleur de lui, car après tout ce qu'il a fait après toutes ces années, tous les matches qu'on a joués, toute cette expérience fait qu'on peut penser qu'il va jouer son meilleur tennis. Des fois il y arrive, d'autres fois non."

Est-ce que vous pensez que c'est la dernière fois que vous jouez contre Federer à Roland-Garros?

"Non, non, cela ne m'est jamais venu à l'esprit. Ça peut toujours être la dernière fois, en effet. La logique de la vie nous incite à penser que c'est la dernière fois ou qu'on s'en rapproche un peu plus. Le temps passe. On a tous nos petits problèmes. J'espère que ce n'était pas la dernière fois. Et je crois qu'on apprécie tous les deux ce genre de matches. On les vit avec une émotion particulière après tout ce qu'on a vécu sur le court. Et c'est vrai qu'on devient plus vieux, mais en même temps on est encore en demi-finales de Roland-Garros. Donc quand on est ici, on ne pense pas à s'arrêter. "

Propos recueillis en conférence de presse

 

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