"Venez encourager les joueurs belges à Anvers !"

Steve Darcis, David Goffin, avec Sébastien Grosjean et Kristoff Puelinckx (co-organisateurs du tournoi d'Anvers)
Steve Darcis, David Goffin, avec Sébastien Grosjean et Kristoff Puelinckx (co-organisateurs du tournoi d'Anvers) - © DIRK WAEM - BELGA

Sébastien Grosjean, l'ancien joueur français, est l'un des co-propriétaires, des co-organisateurs, du tournoi de tennis d'Anvers. C'est la deuxième édition de cet European Open, et l'épreuve grandit, petit à petit. Elle est organisée juste après la tournée asiatique, durant laquelle David Goffin a remporté deux tournois, et quelques semaines avant la finale de la Coupe Davis, où l'on reverra les joueurs belges au plus haut niveau.

Ruben Bemelmans joue son deuxième tour ce mercredi, face à l'Australien Nick Kyrgios. Steve Darcis joue son premier tour ce mercredi également. Et David Goffin entamera son tournoi jeudi.

Rencontre avec Sébastien Grosjean, pour évoquer le tournoi, ses attraits, ses nouveautés...

Sébastien, si tout va bien, il y aura des joueurs belges sur le court tous les jours d'ici à la fin du tournoi...

Nous, on a envie que ce soit une fête. J'ai envie que les gens viennent encourager les joueurs belges. Il y a David et Steve, qui vont faire leur entrée dans le tournoi, mais il y a aussi Ruben, qui va jouer contre Kyrgios. Il mérite que les gens viennent le voir, pour l'effort qu'il a produit pour s'imposer au premier tour. Il faut venir, parce qu'il y a cet événement, et que le tennis belge se porte bien. David est top 10, et première tête de série à Anvers. Donc il faut que ce soit une fête. On propose un beau plateau, cette année. Il faut venir.

Depuis la première édition, l'année dernière, vous sentez que les joueurs ont discuté de votre tournoi, entre eux, sur le circuit ? Et en ont fait la publicité, en quelque sorte...

On en parle toujours, quand il y a un nouvel événement. Il avait bien fonctionné l'année dernière. Et on apprend, lorsqu'on organise un tournoi pour la première fois. Il y a des joueurs qui sont revenus, il y a des nouveaux joueurs qui veulent venir. Ce n'est pas évident, parce qu'on est en concurrence avec deux autres tournois, la même semaine, et qu'on suit la tournée asiatique. Ce n'est pas facile pour les joueurs, sur le plan physique, et la récupération. Mais malgré cela, on arrive à avoir un super-tableau, avec des joueurs charismatiques, avec des joueurs d'expérience, avec des jeunes. Donc, il y a du beau monde, et si les spectateurs répondent présent, ce sera un succès.

Vous apportez des améliorations au tournoi, en fonction de ce que disent les joueurs, et des retours éventuels de la part des spectateurs ?

L'année dernière, c'était bien sûr compliqué, au tout début, dans les premierrs jours. Cette fois, ce n'est pas plein, mais il y a déjà un tout petit peu plus de monde que l'année dernière. On essaye d'améliorer les conditions de jeu. L'année dernière, le deuxième court était dans le Sportpaleis, et cette fois-ci, il est à côté de la Lotto Arena, dans une structure temporaire. Les joueurs sont satisfaits de ce court, qui est beau. A partir de maintenant, tous les simples se joueront sur le Central, et ça, c'est super. Le court est top. On s'occupe bien, aussi, de l'accueil des joueurs. On a de nouveaux partenaires, ce qui veut dire que la première édition a plu. On aurait besoin de plus, bien sûr, pour que ce soit encore mieux. Petit à petit, tout le monde s'investit pour que ce tournoi réussisse. Et il faut proposer tout le temps du spectacle, parce que ça reste un tournoi de tennis. La Belgique est un pays qui mérite d'avoir un tournoi de ce niveau-là.

Et vous avez aussi investi dans l'arbitrage-vidéo...

On utilise le nouveau système, le Foxtenn. Cela montre aux joueurs qu'on essaye de les mettre dans les meilleures dispositions. Le Foxtenn est le système qui vient d'être utilisé pour la première fois au tournoi de Metz, et c'est donc sa deuxième sortie. C'est une autre marque, par rapport au traditionnel Hawk-Eye. L'image, sur l'écran géant, est différente. Il y a désormais deux sociétés, qui sont concurrentes. Il y a des atouts des deux côtés. Il y a plus de caméras, avec ce nouveau système. Il faudra voir le retour des joueurs. C'est important, de leur proposer l'arbitrage-vidéo. Ca les rassure...

Et c'est sûr à 100 % ?

Comme on dit toujours, le risque zéro n'existe pas. Mais le système se rapproche de la perfection. Ce sont des caméras, avec des images découpées. Les joueurs ne peuvent pas trop contester une machine. Alors que c'est plus facile de s'en prendre à l'arbitre (rire)...

Il y a des activités pour les spectateurs, ou des journées à thèmes ?

Oui, ce mercredi, on va célébrer les joueurs belges de Coupe Davis. C'est un moment important. Il y aura une cérémonie sur le Central, avant le match de Steve. On veut féliciter les joueurs et le staff. Samedi, il y aura une exhibition handisport, et ça aussi, c'est important.

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